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lundi 2 mars 2009

Pourquoi les programmateurs des Inrocks sont des dieux et pourquoi je les déteste.

Le festival des Inrocks, en novembre, c’est de 22 à 38 euros la soirée. Une somme insurmontable pour quiconque assimile découverte musicale à Flèche d'Or et 0 euros (ah, la belle époque). Pourtant, des fois, il faudrait prendre le risque. Sinon, on risque de se retrouver à pleurer devant certaines affiches quelques mois plus tard.



Mon affiche à moi, c’est celle du dimanche 16 novembre. 5e jour des festivités. Un jour que je célèbrerai désormais comme le jour de la loose intersidérale, le jour où j’ai raté trois groupes magnifiques d’un coup : Hot Chip, Metronomy et Late of the Pier. De quoi s’assommer jusqu’à l’hémorragie crânienne avec un synthé. Mais aussi un joli coup pour les Inrocks.

Hot Chip se fait remarquer en 2006 avec "Over and over". Que j’ai entendue pour la première fois il y a trois semaines dans ma voiture aux alentours d’une heure du mat. J’ai dansé du bras gauche (le droit tenait le volant), crié (comme la chanson répète over and over, mon cerveau a vite enregistré les paroles), tapé du pied droit (pendant que le pied gauche gérait l’accélérateur) – le coup de foudre, quoi. Alors oui, j’ai deux ans de retard, mais je suis amoureuse. La chanson comptabilise actuellement 218 écoutes au compteur Itunes.

Pour Metronomy, c’est un peu moins la ramasse et un peu plus le rendez vous manqué. Je découvre " a thing for me" début décembre et je sautille dans ma chambre pendant deux semaines sous ses notes numérisées.

Late of the Pier, enfin, c’est une semi ramasse et un violent coup de foudre. Je ne sais même plus d’où je suis tombée dessus, mais après avoir écouté en boucle les chansons Myspace (piratées), je me décide à écouter l’album (piraté). J'écoute, j'approuve, je réécoute, je réapprouve, et donc je réécoute. Encore. Et encore une petite fois. Je n'ai pas arrêté depuis. C’est même l’album qui m’a sortie de ma torpeur Shoegazing Kids (Stuck in the Sound), c’est dire. Je l’écoute tellement que j'ai fini par aller l'acheter, à la fois pour me donner bonne conscience et pour découvrir leurs têtes (que je ne connais toujours pas parce qu'on les voit mal dans le livret). Mon problème avec ce groupe, c’est que j’ai rarement l’idée de vérifier si les étrangers que j’aime jouent en France. J'ai donc raté leur dernière date à la Maroquinerie fin janvier, et, comme le dieu de la musique me déteste, aucune nouvelle date ne semble prévue sur Paris. Ce qui ne me fait détester les programmateurs des Inrocks que plus encore.

Parce que Hot Chip + Metronomy + Late of the pier, c’est un peu bonheur électronique + bonheur électronique + amour de de ma vie janvier/février/mars. L’affiche parfaite. Celle pour laquelle j’accepterai de mettre jusque 30 euros. Soit 35,3 pains au chocolat à la cafétéria de la fac. Un gros effort financier, tout de même.

Ce qui est énervant chez les programmateurs des Inrocks, c’est donc qu’ils savent tout avant tout le monde, et qu’ils ne préviendraient même pas genre « attention, ceci est l’affiche de votre vie, vous aurez des pulsions violentes dans 3 mois si vous ne venez pas ». En même temps, si je lisais les Inrocks, je saurais peut être tout avant tout le monde, moi aussi.

Quoi qu'il arrive, l'an prochain, j'écouterai un par un chacun des artistes programmés. En attendant, si vous êtes religieux, j'apprécierai que vous ajoutiez un petit "fais revenir Late of the Pier à Paris pour Marine" à la fin de vos "notre père". Merci.

samedi 21 février 2009

Cliporama palme d'or "acceptable in the 90s"

1994, année de mes 6 ans, mais aussi année de la sortie de "Real Thing" de 2 unlimited. Bien sûr, je suis trop jeune pour me mouvoir sur du disco house. Ou pour regarder MTV (car, oui, j'ai vérifié, et la chaîne a été lancée aux states en 1981, elle est donc plus vieille que moi). Mais il n'est jamais trop tard pour découvrir un bon clip, ce à quoi acquiesceraient sûrement les programmateurs de Virgin 17, toujours inspirés lorsqu'il s'agit de remonter à la surface de vieux trésors enfouis.

C'est samedi, et, dans ma grande bonté, je vous fais donc partager ces 3 min 38 de pur bonheur.

Mais avant, je vais vous expliquer pourquoi il faut le regarder :

- Le décor se situe quelque part entre le vaisseau de la série "les visiteurs" et un dance floor rap américain de 2006, avec son abus caractéristique de lumière bleue.

- Il y a un fauteuil placé au centre d’une étoile rose sur un podium qui tournoie, et ça c'est juste trop la classe.

- Un robot doré à pics fait du roller, du piano, et un époustouflant pas de danse à 2:18.

- Les danseurs ont des combinaisons moulantes argentées.

- La chanteuse a un chignon haut, mais vraiment très haut, genre palmier. Et, le palmier, c'est so 90s (je parle en connaissance de cause malheureusement).

- Le meilleur pour la fin : le chanteur, tout droit sorti d'un épisode de Stargate (goa’uld #6 de l'épisode 13 de la saison 2? - pour ceux qui ne connaissent pas, les goa'uld étaient les méchants pas gentils de la série, et ils tuaient tout le monde avec des armes surpuissantes). En plus, il est torse nu et au bord de l’implosion. Ainsi, à 2:12, il n'arrive plus à se retenir et nous fait une petite danse égyptienne, avant de se mettre en mode venere et de nous exécuter une figure de "dance combat" (à prononcer à l'américaine, en appuyant sur le ttt de combat) à 3:20. Histoire de nous montrer à quel point il est exalté et à quel point le beat s'empare de lui.

Je vous laisse savourer.