Affichage des articles dont le libellé est moimoimoi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est moimoimoi. Afficher tous les articles

dimanche 24 mai 2009

90210 et les joies de la sémiologie.


Si je me mure dans mon silence depuis deux semaines, c’est que je planche pour un cours sur un truc passablement long et ennuyeux : l’analyse sémiologique d’un magnifique extrait de la série 90210, le spin-off de notre Beverly Hills tant aimé des années 90.

Et, alors que je rédigeais en pleine nuit ma présentation de l’extrait, je me suis demandée si ma plume sarcastique de 3h48 du matin était suffisamment « college friendly ». Et puis je me suis dit que s’il n’y avait pas eu de remaniement ministériel depuis les législatives de 2007 avec le nombre de ministres jugés ici et là comme étant « en difficulté », je pouvais bien moi aussi prendre quelques risques et ne pas remanier ma prose très personnelle sur les minutes 28 à 35 d’un épisode de 90210. Ca passera ou ca cassera, mais j’ai tout de même un storyboard de 25 pages pour me rattraper derrière.

« 90210 est une série dramatique pour adolescents américaine typique, ne se montrant originale ni par le fond ni par la forme. Elle apparaît donc comme un terrain de choix pour observer et étudier les codes classiques du genre. Une observation qui justifie aussi le choix de cette séquence : longue de quatre minutes quarante, elle recouvre un large éventail de situations, de la scène d’action à la longue minute d’émotion.
En effet, dans ce dix-huitième épisode de la série, l’un des personnages principaux, Silver, adolescente "perturbée" (qui se révèlera finalement être bipolaire), s’est enfuie après une violente altercation avec l’un de ses professeurs, qu’elle accuse d’être à l’origine de sa rupture avec son petit ami, Dixon. Celui-ci, passablement irrité par l’attitude pour le moins irrationnelle de sa bien aimée au cours des derniers épisodes, démontre tout au long de l’épisode une certaine nonchalance, alors que sa famille – notamment ses parents, Harry et Debbie – parcourt la ville à la recherche de Silver, de même que la sœur de celle-ci, Kelly.
L’extrait étudié, point d’orgue de cette intrigue, présente le moment où une Silver visiblement déroutée tente de prendre un train pour le Kansas (d’où Dixon est originaire) et se fait rattraper par Harry, Debbie et Dixon. Loin de se calmer, elle s’élance alors au devant d’un train, engendrant une coupure publicitaire pleine de tension. Mais après le suspens viendra l’émotion, avec un long monologue de son petit-ami, tentant de la rassurer et de la ramener à la raison, et ses retrouvailles larmoyantes avec sa sœur. ».

Il faut tout de même que j’explique ici que non, étudier un extrait aussi pitoyable n’est pas un suicide scolaire. En cours, on a oscillé entre du Hélène et les Garçons et des Feux de l’amour. J’imagine donc que Beverly Hills nouvelle génération est le Saint-Graal de l’analyse sémiologique "cinématographique".

Mon amour pour le partage de la connaissance sémiologique, une matière qui m’insupporte au plus haut point puisqu’elle consiste en la quête perpétuelle d’une signification à tout ce qui nous entoure, me pousse à vous montrer cet extrait et à vous donner un petit aperçu de cette science. Un aperçu teinté de ma haine, de mon désespoir, et d’un profond déballage de ma vie trépidante et de mes troubles psychiatriques.


Je disais donc que la sémiologie, c’était chercher du sens partout. Des codes tout bêtes, tels que « Elle tient une rose rouge ? Oh mais attends c’est le symbole de la passion dévorante qui anime son âme. », mais aussi des trucs tordus, tels que « les toilettes d’Ally McBeal sont un lieu d’importance capitale où ils peuvent se détacher du travail et échanger sur leur vie personnelle dans un cadre débridé ». Avant d’avoir le cours où j’ai appris cela, j’avais quand même vu 5 saisons d’Ally McBeal sans broncher. Mais je ne suis peut-être pas très futée. Revenons-en donc à notre business. Ici, il me fallait analyser ce passage. Et l’on touche au fond du problème, au cœur de l’angoisse profonde qui m’empêche de me livrer à une étude sémiologique sous peine de perdre la raison : jusqu’où chercher du sens ? A force d’essayer de trouver les codes, les symboles, on finit certainement par en inventer. C’est ce que je me dis alors que j’ai tapé il y quelques heures de cela que le couloir de la gare devait être un lieu d’une importance capitale, puisqu’il était le décor le plus éclairé de toute cette séquence qui est si sombre, rapport à l’esprit torturé de Silver, et puis en plus de toute manière cette scène n’aurait pas aussi bien rendue en pleine journée, moins de tension dramatique et en fait pourquoi ne pas l’avoir fait traverser un couloir miteux sombre, froid, et tout moche, ça ça aurait renforcé le dramatique, mais oui le couloir il symbolise un truc c’est forcé, mais il symbolise quoi ce satané couloir ? Ceci étant une retranscription sans filtre et sans considération de ponctuation des pensées de mon esprit torturé. Je vous l’ai dit, tant de tergiversions autour d’un rayon de lumière, ça me rend folle. Du coup, ma seule hypothèse sur le couloir reste que son éclairage anticipe sa qualité de lieu de résolution de l’intrigue, puisque c’est là que Silver retrouve sa sœur et peut enfin s’en aller en sécurité et en toute sérénité. Mais bon.

J’ai aussi remarqué un truc qui m’a rendue perplexe, puis hystérique, puis énervée, et m’a finalement amenée à reconsidérer toute ma vision de la vie (d’une caméra de tournage de série pour ado américaine) : le cadrage n’est pas fixe. La caméra bouge de quelques millimètres, et comme j’ai découvert ce cruel sort de la vie au milieu du storyboard, j’ai bien sûr du me retaper tout le début de la séquence en plan par plan, le regard rivé sur le décor, essayant de capter au vol un éventuel sursaut de 0,02mm du caméraman. Je vais ici citer Amandine, qui en personne toute pragmatique qu’elle est, m’a rétorquée alors que je lui expliquais mon malheur : « mais on s’en fiche » (que ça bouge de quelques millimètres, ndlr). C’est vrai qu’on s’en fiche. Ca n’est même pas perceptible à l’œil nu. Mais on ne s'en fichait pas vraiment en vrai? Si ça avait un sens hein ? Si c’était même capital dans l’histoire ? Si en le mettant de côté j’omettais d’appréhender toute la poésie de 90210 ? La sémiologie est une science profondément déroutante. La même Amandine, qui finit par s’abandonner elle aussi à la folie, évoque un désir de réalisme chez les réalisateurs. J’écris un paragraphe de 15 lignes sur la question. Syndrome Blair Witch, soutien de la tension, petit effet dynamitant, introduction du spectateur dans l’action, soucis de réalisme, cadreur manchot, déficit budgétaire tel qu’il a engendré une pénurie de pied de caméra ? On peut tout et rien dire de ce phénomène. Et rien n'en serait que mieux.

D’ailleurs, je vais moi aussi me taire. Je dois retourner étudier pourquoi, à la 547e seconde, Silver lève l’annulaire droit vers la gauche et pas vers la droite. Mais avant, pour te récompenser, courageux lecteur qui a tenu jusque là, je vais te révéler l’une des armes de la sémiologie : la compartimentation. Pour analyser le son, isoles le son. Pour analyser l’image, isoles l’image. Et là, hypnotisé par les mimiques clichées de l’acteur, tu peux transformer n’importe quelle série en parodie kitch des feux de l’amour.

mardi 12 mai 2009

Tracts du matin et grippe A.

Ce matin, j'ai retrouvé le chemin de la fac, que je n'avais plus foulée depuis bien longtemps avant 14h, pour avoir le plaisir de me retrouver dans une salle vide à discuter avec moi-même. Il semblerait que Dieu, la pluie, toutes les voitures roulant entre chez moi et la gare de RER entre 7h35 et 7h58, la ligne 13, un prof, et 20 élèves complices se soient ligués pour pourrir ma matinée. Ce qui ne fait que renforcer ma conviction la plus profonde, à savoir que le matin, c'est fait pour dormir. Petite consolation, je suis rentrée à temps pour jouir du superbe combo Newport Beach - Nos années pension sur France4.

Bref, comme j'étais à la fac de bonne heure, j'ai eu le droit à la sacro-sainte distribution de tracts. Parce que je nourris une véritable passion pour ces petits bouts de papier, je les ai même lus. Et j'aimerai, moi aussi, lancer un appel à Valérie Pécresse. Mais commençons par une petite revue de tract :

L'UNEF fait le point de la mobilisation.

C'est moi où les tracts rétrécissent avec le temps?

Les communistes font leur campagne du côté de la fac.

Les plus observateurs d'entre vous l'auront peut être déjà remarqué, mais, dans le tract de l'UNEF, il y a comme une coquille :

Mon message est donc le suivant : Madame la Ministre, vous connaissez mon sens de la diplomatie, aussi suis-je persuadée que vous prendrez en considération cet appel, que dis-je, ce cri du coeur. Il devient à mon sens urgent de sauver l'éducation nationale, et face à la menace, la suppression d'emplois ne semble pas être l'option adéquate. Recrutons plutôt des profs de primaire et réinstaurons les dictées à l'université. Enseignons à nos jeunes le sens des vrais valeurs et des bons accords. Sauvons l'enseignement supérieur, que l'UNEF puisse enfin protester avec une grammaire irréprochable.

Sans transition, grippe A (porcine mexicaine H1N1). Métro nous gratifie aujourd'hui en page 6 d'une prédiction alarmante :


30 000 morts. Rien que ça. Le gros de l'épidémie serait apparemment à venir après l'été. Rappelons que 5 000 cas sont à ce jour déclarés dans le monde, pour un total de 61 morts. 13/15 (c'est selon les versions) cas en France, aucune victime. A part ça, les médias dépriment, la grippe A patine et ne fait plus recette. D'ailleurs, elle n'est même plus en page d'accueil de Google News : on lui préfère les péripéties de Rihanna. 30 000 morts, voilà de quoi engendrer un regain d'intérêt.

mercredi 22 avril 2009

Je vous salue bien bien bien haut.

Haut, et non bas, parce que chez bienbienbien, ils ont sacrément la classe. En plus de totaliser la moyenne incroyable de trois posts sur quatre que j'ai envie de lire (on ne m'avait pas autant émue depuis brain), ils ont récemment ouvert une boutique.

Où l'on peut trouver l'objet Obama de l'année, qui a remplacé la robe Obama jaune à paillettes dans mon coeur pendant quelques secondes (puis la robe est revenue, je reste une fille hein) :


Un objet que l'on trouve .

Avec sa petite description savoureuse : « Figurez vous que pendant que Martine Aubry se prend le chou avec les listes pour les Européennes en nord-picardie, de l'autre coté de l'atlantique, ils ont élu un gars qui nous a permis de faire le jeu de mot du siècle. La légende dit même que la compagnie créole s'est fait offrir ces t-shirts et que ça les a fait beaucoup rire. ». Moi aussi.

Allez, tous ensemble : "oba obamasqué ohé ohé... quel homme quel homme quel homme obamasqué. rien ne pourraaaa l'arrêter, ohé ohé".

jeudi 26 mars 2009

Yes, I Caen.

Il paraîtrait que Barack Obama vient en France.
Il paraîtrait que le maire de Caen a inventé un super slogan : "Yes, we Caen".
Il paraîtrait que je suis suffisamment fêlée pour rouler jusqu'en Normandie rien que pour apercevoir un petit bout de président américain. Et donner une suite à ma vidéo.


Je voulais juste prévenir les services secrets.

mardi 17 mars 2009

J'ai réussi.

Je suis enfin devenue une fée du logis. Mais pas sur le bon continent.


J'ai réussi des beignets de pommes de terre!! Je suis une déesse.
Il pourrait bien s'agir du deuxième plus beau jour de ma vie.

Remarquez que j'ai même ajouté une feuille de salade pour faire croire que j'étais une fille équilibrée.

lundi 16 mars 2009

Tu dors, je te mords.

Depuis une semaine, pour dormir dans mon quartier, il faut des fenêtres quadruple épaisseur et trois boules quies par oreille.

Ca me pose deux problèmes :
1/ un risque sanitaire évident : je me suis déjà coincée un bonbon dans le nez quand j'étais petite, je ne veux pas réitérer avec un bout de caoutchouc dans mon conduit auditif.
2/ j'aime bien dormir. Et je dois dormir. C'est dans l'intérêt de l'humanité.

La source de toute cette souffrance, c'est un chat qui a décidé de squatter sous ma fenêtre. Enfin, je crois. Parce que ses miaulements ressemblent à un bébé qu'on tenterait d'étrangler. Et, justement, j'avais envie de l'étrangler.

Mais voilà, il y a 15 minutes maintenant, je pense avoir été le témoin (sonore) d'un crime horrible. Un "rahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh...." (le rah représentant le miaulement, le hhhhh l'étranglement, et le ... le blanc qui s'en est suivi).

Alors, des grands-parents de la maison à gauche, des grands-parents de la maison à droite, des quinquas de la maison du milieu, qui aurait pu égorger le petit minou?

Est-ce que c'est vraiment mal d'avoir rêvé de fracasser à de multiples reprises un petit crâne de bestiole à poil innocente avec un pavé? Est-ce vraiment mal d'être heureuse que quelqu'un d'autre ait pris les devants?

Avant le meurtre, j'ai quand même réussi à enregistrer le cri du chat/bébé (espérons que ça n'était pas un bébé, tout de même). Il sera à jamais de nos coeurs, et pour très longtemps dans mes oreilles. Et si un jour je découvre comment on mettre un son sur blogspot, comptez sur moi pour vous faire partager cette minute de bonheur sonore.

vendredi 13 mars 2009

Ca y est!

Il est 23h30 et j'ai enfin le nouveau Facebook.


Dès demain, je vais pouvoir casser du sucre sur le dos des développeurs de la maison.

Le jour où j'ai voulu infiltrer la scientologie.

Il y a plusieurs mois de cela, l’un de mes profs, journaliste à Libé, me réclame un reportage. Une idée lumineuse germe alors dans mon esprit : je vais infiltrer la scientologie, et ça va être le coup de poker journalistique du siècle. Le 18 assuré.

Par un dimanche de Novembre, c’est donc passablement nerveuse que je pénètre dans les locaux de l’ASIF (Association Spirituelle de L'Eglise de Scientologie d'Ile de France) de Bastille. Déjà, comme je suis relativement influençable, il y a de fortes chances que j'en ressorte à moitié scientologue. Ensuite, il est tôt. 11h un dimanche matin, c’est juste pas possible. Et puis, je ne suis pas certaine que ma tenue ne corresponde vraiment au dress-code en vigueur dans une secte.

Je m’avance fébrilement vers l’accueil et un scientologue franchement canon :
Moi : Bonjour, euh...
Lui : Oui ?
Moi : J’ai lu sur Internet que l’on pouvait assister à une messe scientologue, alors...Lui : Hein ?
Moi : Une messe. J’ai lu qu’on pouvait y assister et je voulais voir comment c'était.
Lui : Ah d’accord, je vois... En fait, ce matin, ça ne va pas être possible.
Moi : C'est pas ouvert à tout le monde ?
Lui : Si, mais aujourd’hui il n’y en a pas, le diocèse est en tournée dans le sud de la France.
Moi : Et la semaine prochaine ?
Lui : Il n’y en aura pas non plus. (Pause) C’est la première fois que vous venez ?
Moi : Oui.
Lui : Ne bougez pas, je vais appeler quelqu’un qui pourra vous renseigner.
Moi : Euh... D’accord.
(Bon, c’est à peu près ça, je ne me souviens pas non plus de chacun des mots d’une conversation vieille de quatre mois.)

On me dirige à deux pas du bureau, vers une table et quelques chaises qui font sans doute office de salle d’attente. Et j’attends. Une scientologue canon avec des bottes noires passe et je lui dis bonjour. Un scientologue quadragénaire passe et je lui dis bonjour. Je vois en chacun d'eux celui qui est censé me renseigner. Le scientologue quadragénaire m’avertit que « quelqu’un va arriver pour me renseigner ». Sur le coup, je ne tilte pas, mais, je réalise deux jours plus tard que ce type ne sortait de nulle part et savait pourtant ce que je faisais là. (Big Brother is watching you? Ou tout simplement la magie du téléphone?)
J’observe ce qui m’entoure. Juste en face de moi, il y a une petite pièce avec un autel à l’effigie de L. Ron Hubbard. Son nom est même gravé en doré.
Enfin, le fameux « quelqu’un qui va arriver pour me renseigner » arrive. Il me salue, se présente, me tend la main. Je me lève, et manque de renverser la chaise sur laquelle j’étais assise, fais un peu d’humour « ah ben si je casse le matériel à ma première visite », lui serre la main, ne donne que mon prénom quand il me demande mon identité. Ce qui est pratique quand on est quelqu’un de timide et asocial, c’est qu’on a l’air d’une brebis égarée en permanence, et je dois donc avoir une bonne tête de désœuvrée prête à donner son corps et son compte en banque à la scientologie.
Il me demande pourquoi je suis là, je répète mon petit pamphlet sur Internet et la messe scientologue, car, non, je n’ai toujours pas réalisé que je m’affiche depuis le début, puisque l’on ne parle pas de "messe" mais d’"office" chez eux. J’explique que je suis tombée sur leur site sur Internet et que j’ai trouvé ce qui y était dit intéressant, et que je me demandais comment c’était. Il hoche la tête. Il me prend pour une lycéenne. J’oublie que je suis censée être "sous couverture" et je balance que je fais des études d’information communication. Mais aussi que j’ai raté médecine. Une fille en échec scolaire, ça doit les émoustiller.

Au détour de la discussion, il me fait paniquer :
Lui : C’est marrant, vous vous êtes passé le mot, non ?
Ma voix intérieure : Quoi ????
Lui : Hier, j’ai déjà reçu 5 personnes comme vous...
Ma voix intérieure : Hein ? Il m’a grillée ? Oh secours! Maman !!! Ca se trouve y'a d’autres infocoms sur le coup. Oh secours, venez me sauver! Mayday, mayday...
Lui : ... qui n’étaient jamais venues et voulaient des informations.
Moi : Ouf.

Il me ressort l’histoire de la tournée du diocèse (les scientologues sont des rock stars) et va me chercher un DVD. J’attends. La scientologue canon discute avec le scientologue canon à l’accueil. Mon histoire tombe à l’eau. Mais j’ai encore mon maigre compte en banque.
Je ressors donc avec un DVD, la carte de visite du « responsable des activités externes », et c’en est fini de mon parcours au sein de la scientologie.

Sauf que. Hier, alors que je n’arrivais pas à m’endormir, je me suis rendue compte que je n’avais jamais jeté un œil au fameux DVD. Rien de tel pour se bercer et faire de beaux rêves. Après 20 secondes de l’introduction, je crains d’être convertie à coup d’images subliminales qui vont retourner mon cerveau pendant la nuit. Je m’arrête, en me promettant de m’y remettre le lendemain, histoire d’acquérir des connaissances en propagande sectaire. Après tout, je suis étudiante en communication.

J’ai donc regardé le très Spielbergien « Scientologie : un aperçu », avec en prime « une présentation biographique de la vie de L. Ron Hubbard, fondateur de la religion de Scientologie ». Notons ici que le terme scientologie s’écrit avec un S majuscule, mais en tant que rebelle et non adepte, je garderai la minuscule.

Je vais vous prévenir de suite : il y a 7 heures de vidéo. Quelque chose que mon « responsable des activités externes » semblait d’ailleurs prendre pour un argument de vente. Je vais donc fractionner un peu les posts sur les différents chapitres de cet incroyable ouvrage (je suis bien obligée, j'ai déjà 7 pages word pour seulement deux chapitres et je ne veux pas faire fuir mes deux seuls lecteurs).

Avant de commencer, je me devais tout de même de parler de ce fait incroyable : il apparaitrait que le 13 mars est un jour de fête chez les scientologues. Ils célèbrent aujourd'hui l'anniversaire du fameux L. Ron Hubbard. Vous croyez qu’ils ont pu me conditionner en seulement 15 minutes dans leurs locaux ? Parce que ce DVD traîne tout de même depuis quatre mois dans ma chambre, et le jour où je me décide à le regarder s'avère être un jour sacré pour eux. Troublante coïncidence.

Snobée par le nouveau Facebook.

Hier, le monde entier découvrait la nouvelle page d’accueil de Facebook.
Le monde entier, sauf moi.
En effet, quand je me connecte, je vois toujours ça :


Pourquoi, oh pourquoi ? Ne suis-je dont pas assez digne, pas assez mince, pas assez belle, pas assez drôle, pas assez populaire, pas assez accro ? Ou bien Facebook cherche t-il à me punir de mon dossier sur ses rouages commerciaux de l’an dernier ?

Allez, Mark, faisons la paix!

lundi 2 mars 2009

Pourquoi les programmateurs des Inrocks sont des dieux et pourquoi je les déteste.

Le festival des Inrocks, en novembre, c’est de 22 à 38 euros la soirée. Une somme insurmontable pour quiconque assimile découverte musicale à Flèche d'Or et 0 euros (ah, la belle époque). Pourtant, des fois, il faudrait prendre le risque. Sinon, on risque de se retrouver à pleurer devant certaines affiches quelques mois plus tard.



Mon affiche à moi, c’est celle du dimanche 16 novembre. 5e jour des festivités. Un jour que je célèbrerai désormais comme le jour de la loose intersidérale, le jour où j’ai raté trois groupes magnifiques d’un coup : Hot Chip, Metronomy et Late of the Pier. De quoi s’assommer jusqu’à l’hémorragie crânienne avec un synthé. Mais aussi un joli coup pour les Inrocks.

Hot Chip se fait remarquer en 2006 avec "Over and over". Que j’ai entendue pour la première fois il y a trois semaines dans ma voiture aux alentours d’une heure du mat. J’ai dansé du bras gauche (le droit tenait le volant), crié (comme la chanson répète over and over, mon cerveau a vite enregistré les paroles), tapé du pied droit (pendant que le pied gauche gérait l’accélérateur) – le coup de foudre, quoi. Alors oui, j’ai deux ans de retard, mais je suis amoureuse. La chanson comptabilise actuellement 218 écoutes au compteur Itunes.

Pour Metronomy, c’est un peu moins la ramasse et un peu plus le rendez vous manqué. Je découvre " a thing for me" début décembre et je sautille dans ma chambre pendant deux semaines sous ses notes numérisées.

Late of the Pier, enfin, c’est une semi ramasse et un violent coup de foudre. Je ne sais même plus d’où je suis tombée dessus, mais après avoir écouté en boucle les chansons Myspace (piratées), je me décide à écouter l’album (piraté). J'écoute, j'approuve, je réécoute, je réapprouve, et donc je réécoute. Encore. Et encore une petite fois. Je n'ai pas arrêté depuis. C’est même l’album qui m’a sortie de ma torpeur Shoegazing Kids (Stuck in the Sound), c’est dire. Je l’écoute tellement que j'ai fini par aller l'acheter, à la fois pour me donner bonne conscience et pour découvrir leurs têtes (que je ne connais toujours pas parce qu'on les voit mal dans le livret). Mon problème avec ce groupe, c’est que j’ai rarement l’idée de vérifier si les étrangers que j’aime jouent en France. J'ai donc raté leur dernière date à la Maroquinerie fin janvier, et, comme le dieu de la musique me déteste, aucune nouvelle date ne semble prévue sur Paris. Ce qui ne me fait détester les programmateurs des Inrocks que plus encore.

Parce que Hot Chip + Metronomy + Late of the pier, c’est un peu bonheur électronique + bonheur électronique + amour de de ma vie janvier/février/mars. L’affiche parfaite. Celle pour laquelle j’accepterai de mettre jusque 30 euros. Soit 35,3 pains au chocolat à la cafétéria de la fac. Un gros effort financier, tout de même.

Ce qui est énervant chez les programmateurs des Inrocks, c’est donc qu’ils savent tout avant tout le monde, et qu’ils ne préviendraient même pas genre « attention, ceci est l’affiche de votre vie, vous aurez des pulsions violentes dans 3 mois si vous ne venez pas ». En même temps, si je lisais les Inrocks, je saurais peut être tout avant tout le monde, moi aussi.

Quoi qu'il arrive, l'an prochain, j'écouterai un par un chacun des artistes programmés. En attendant, si vous êtes religieux, j'apprécierai que vous ajoutiez un petit "fais revenir Late of the Pier à Paris pour Marine" à la fin de vos "notre père". Merci.

mardi 24 février 2009

Et le romantisme, bordel!

En cette semaine post Saint-Valentin, les amoureux ont été malmenés un peu partout sur notre belle planète :

Vu dans les JT, tout d’abord, une interdiction de s’embrasser en Angleterre. Ou comment pour des raisons pratiques une petite gare nordique a décidé d’écourter les adieux sur l’aire de dépôt. Je me tais pour laisser place au romantisme de ce chauffeur de taxi interrogé par TF1 : « les amoureux sont une plaie, faut les faire dégager de la zone de dépose de passagers, moi je leur fais croire qu’ils risquent une amende de 40€ ». Imparable.


Vu sur Google, quand je me suis aventurée à y taper le mot clé "fidélité" * : pas de statistiques sur ce phénomène de société ni même de pamphlet religieux dans les résultats, mais d'innombrables études sur les cartes de fidélité. Ou comment la société de consommation est en train de bouffer l'idéalisme amoureux.
* Pour info, je recherchais des chiffres que je venais d’entendre sur i télé, que j’ai finis par noter (l’avantage des chaînes d’info en continu, c’est qu’on peut revoir quatre fois le même journal). Histoire de les caser quelque part et de vous permettre de briller dans les réunions de famille, en parlant du divorce de tante Jacqueline et oncle Paul : 4% des français seraient infidèles, contre 7% des anglais et 11% chez les norvégiens (c’est parce qu’il fait tout le temps noir qu’ils ont moins peur de se faire prendre ?). Et oui, je n’ai que quatre lecteurs, mais je les chouchoute.

Enfin, entendue sur Oui FM, la très subtile chanson Pony de Far. Ou comment mes oreilles ont reçu une violente décharge de testostérone :
« If you're horny
Lets do it
Ride it - my pony
My saddle's waiting
Come and jump on it »
Poétique.
Après avoir essayé d’identifier les horribles rockeurs responsables de ce titre (des américains de Sacramento), j’ai découvert que cette chanson n’est en fait qu’une reprise d’un morceau de rap de 1996. Et le véritable criminel s’appelle Ginuwine (un rappeur que j’aimais d’ailleurs beaucoup dans ma période Skyrock, en petite innocente que j’étais).
Au risque de devenir le blog « vidéos 90s », je ne résiste pas à la tentation de vous mettre le clip de l'originale. Tout simplement parce qu’il est bizarrement soft, limite inutile. Tu écoutes du gros rap pervers américain, tu t’attends à un gros clip pervers américain. Ben non. La quinzaine de filles en maillot de bain en train de chevaucher des chevaux mécaniques tout en se tripotant est ici remplacée par un vieux cowboy barbu. Mais que fait la ligue parentale américaine ?


Ginuwine - Pony

dimanche 15 février 2009

Sans Valentin, mais c'est très bien

Ca n'aura échappé à personne, hier c'était la Saint-Valentin, la fameuse fête qui pousse chaque année des hordes de célibataires trentenaires dans la dépression et des hordes de non célibataires de tous âges dans la déroute financière. A ce qu'on dit.

Puisque les amoureux sont heureux, interessons nous plutôt aux célibataires, chez qui il existe plusieurs écoles :

1/ les dépressifs : "pourquoi moi je n'ai personne?", "la vie est injuste", "je me souviens, l'an dernier avec Lucien..."

2/ les énervés/cyniques : "connerie de fête", "ils peuvent pas prendre une chambre ces deux là", "c'est une fête purement COMMERCIALE quoi"

3/ les tête-hautes : "c'est qu'un jour comme les autres, je m'en fiche"

4/ les opportunistes : "faut qu'on sorte ce soir mec, les filles elles sont vulnérables et saoules à la saint-valentin", "t'as entendu, y'a une distribution de sex-toys gratos dans Paris aujourd'hui!!!"

Une liste bien évidemment non exhaustive tellement les anti-Saint-Valentin sont nombreux.

Et puis il y a moi... Qui est très contente pour les amoureux, si mignons avec les roses, leurs restos et leurs têtes à têtes langoureux. Mais qui est aussi très contente de passer cette journée à manger des macarons, visiter une expo express et aller voir Stuck in the Sound (aka le meilleur groupe de l'univers) à Ris Orangis pour la modique somme de 16 euros et quelques centimes.

Après tout, c'est la fête de l'amour, et moi je m'aime. Donc tout va bien.

mercredi 1 octobre 2008

High School Physical

Lundi soir, la petite troupe d’High School Musical avait retournée le plateau de Michel Denisot. Des jeunes filles hystériques, des pleurs, une avalanche de cris…
Un fanatisme digne de Tokyo Hotel.

Interpelée par le phénomène, j’ai voulu vérifier si nos jeunes de 14 ans étaient bels et biens possédés. J’ai donc décidé, hier, de me rendre à leur séance de dédicace, au Virgin des Champs-Elysées. Où la folie a même surpassée mes espérances.




J’arrive à 17h40, pour 18h. Etant donné que je n’ai jamais assistée à aucune séance de dédicace – moi, mes dédicaces, je les obtiens en harcelant les chanteurs à la Flèche d’Or -, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Mais j’imagine tout de même une file d’attente, un peu comme lorsque l’on va au cinéma. Mais non. C’est un attroupement que je trouve devant le magasin. Une seule barrière face à l’entrée, des côtés non sécurisés … L’anarchie.
Je m’enfonce dans la foule amassée à droite de la porte.




Vers 18h, ça commence à se bousculer. J’observe la population qui m’entoure. Du jogging, des casquettes, des vestes en cuir, des slims, des sacs à dos, des tout petits, des mères de famille… Il y a vraiment de tout. A ma droite, des 14-16 ans au style très « 9-3 » parlent de l’avant première, pour laquelle ils ont des tickets. Devant moi, une fille, qui semble pourtant avoir 17-18 ans, demande à son père de ne pas s’accrocher aussi fort à l’anse de son sac, car elle risque de s’arracher. A ma gauche, un groupe de lycéens se reproche de ne pas avoir séché les cours pour venir plus tôt, et compare cette expérience au dernier concert de Coldplay (surréaliste, je sais).


18h15. Ca pousse de partout, mais c’est encore vivable. Certains semblent néanmoins outrés : « Ils sont fous de pousser comme ça ! ». Je me demande si mes années de fosse de concerts étaient réellement destinées à me préparer à la séance de dédicace d’High School Musical. Il pleut de plus en plus fort, mais, comme un fan est par définition fanatique, tout le monde s’en fiche. Hormis quelques filles, qui s’y imaginent déjà « toutes dégoulinantes alors qu’eux ils seront supers ».
Une ado accompagnée de deux petites de moins de 10 ans me passe devant. Je concentre alors désormais toute mon énergie à repousser la foule pour éviter que la plus jeune des deux ne meure étouffée. Ce doit être mon instinct maternel précoce.
Comme je filme régulièrement la porte afin de montrer les vigiles et la folie ambiante, je crée des moments d’hystérie chez mes voisines, qui pensent que leur cher Zac Efron est sorti (ce nom a été scandé tellement de fois en 20 minutes qu’il est sans doute gravé dans mon esprit à jamais).


18h20. Après un mouvement de foule qui a abouti quasiment contre la porte d’entrée, la sécurité décide de reprendre le pouvoir et de faire reculer tout le monde. Un vigile s’énerve contre des parents en extirpant de la foule les plus petits : « Il va finir par y avoir un mort. Tout ça pour une dédicace, vous êtes complètement débiles !». Pour le coup, je suis entièrement d’accord. D’ailleurs, on voit des enfants en pleurs remonter depuis l’avant du troupeau (ceci dit, ils pleurnichent peut être parce qu’ils n’ont pas vu Troy, le beau basketteur-chanteur).


18h30. On nous dit de partir car personne n’entrera. Séance annulée ? Une mère de famille dénonce à sa fille un véritable complot « A tous les coups, c’est un truc privé pour les gens de la presse. C’est un cercle fermé, tu sais… Ils s’en fichent des fans. ». Je suis persuadée que Claire Chazal rêvait de son autographe depuis au moins 3 semaines. Un ado au sourire narquois rétorque à un type de la sécurité que les acteurs seront bien obligés de sortir pour rejoindre l’avant-première.
J’ai envie de gifler les gens qui m’entourent en leur expliquant deux choses :
1) Il pleut. Les petits hollywoodiens ne vont quand même pas rester 15 minutes à faire des saluts à leurs fans, au risque d’abîmer leurs brushings.
2) Il y a un ameutement devant la porte d’entrée. Ils ne vont de toute évidence pas sortir par là, ce serait bien trop risqué, d’autant qu’aucun couloir de sécurité n’a été prévu. Et, OUI, il y a une autre porte de sortie. C’est un magasin, un grand qui plus est.


18h45. Les employés de Virgin ont trouvé un nouveau jeu. Ils se mettent aux fenêtres, agitent leurs mains, prennent des photos. J’ai même vu une fille agiter des pompons de cheerleader. Evidemment, la foule est hystérique, les prenant pour les héros du film.
Mes oreilles sont attirées par la voix de la mère conspirationniste de tout à l’heure. Elle explique à sa fille que les acteurs sont censés sortir par derrière à 19h30. Je décide de rester encore un petit quart d’heure car les vigiles poussent la foule sur les bords et je me demande s’ils ne sont pas en train de créer un corridor.

19h. Ca ne désemplit pas, les messieurs sécurité sont au bord du suicide.


19h03. J’en ai marre. Il ne se passe rien, il fait froid. Même les cris d’hystérie ne me remontent plus le moral. Je décide donc de tenter ma chance du côté de la « backdoor ». Je me demande si beaucoup ont eu l’information. Alors que j’avance, je croise d’autres jeunes qui la cherchent aussi, sauf qu’eux ont l’adresse. Je retiens le numéro « 109 ». Ils discutent de la séance de dédicace. Ils y étaient ! Etant donné que je n’ai vu personne entrer, je suppose qu’ils étaient arrivés bien avant moi. Alors que l’on marche dans la rue parallèle aux Champs, des cris retentissent. Ils se mettent à courir. J’essaye de suivre en marche rapide (quand même, j’ai un minimum de dignité… je ne vais pas courir pour High School Musical).

S’ensuit la magnifique vidéo ci-dessous, qui ne montre absolument rien - il est sans doute utile de préciser que je filmais avec mon appareil photo, donc avec une qualité d’image déplorable -, mais qui m’apparaît digne d’un film catastrophe à la « Le jour d’après ». Admirez à quel point mes ballerines passent bien à l’écran.


19h05. « Ahhhhhhhhhhh ». « Ohhhhhhhhhhhh ». « Ahhhhhhhhh ». J’assiste à la sortie des acteurs. Enfin, je crois. Je n’ai pas vu grand-chose.
Les gens sont fous. Certains se mettent à courir après la voiture dans laquelle l’équipe s’est engouffrée. Je cours après ces gens qui courent pour les filmer. Au final, je me demande si je ne suis pas la plus cinglée de l’histoire.


19h09. La rue se vide, la circulation des voitures reprend… C’est fini. Ouf.

Je remonte les Champs, j'allume mon ipod... Les Clash. Tout de suite, je me sens moins teenager hystérique.

jeudi 25 septembre 2008

Facebook stalking.


Je suis votre pire ennemi et votre « top friend » à la fois.

Il faut bien le dire, au début, Facebook, c’était le top du fun.
On flirtait, on comparait ses amis, on s’envoyait des petits chatons et des plantes vertes, on partageait des bières cybernétiques, on s’interrogeait sur le sens de la vie (« êtes-vous plus cool que du concombre en salami ? »).

Mais, maintenant que l’on a fait le tour (du meilleur comme du pire), on commence à s’ennuyer fermement. Et, maintenant que l’on a pris cette frénétique habitude de se connecter toutes les 30 minutes sur sa page, il semble difficile d’arrêter.

Commence alors un véritable travail de fond : que faire sur Facebook quand on a tout fait ?

Ma solution maison, je n’en suis pas très fière : j’espionne mes ami(e)s.
Alors, certes, ce n’est pas joli, mais c’est follement excitant. Voyez plutôt : aujourd’hui, Machin avoue dans son statut qu’il était « so wasted » hier soir, Bidule, qu’il déprime, et Truc Muche, lui, a une nouvelle profile picture où il embrasse sa nouvelle copine (alors qu’il est encore listed single !).
En plus, comme Facebook a pensé à tout, ma tâche est facilitée par la liste des « updates ».

Là où ça se corse, c’est, qu’évidemment, je ne suis pas la seule à le faire.
Vous regardiez Charmed, la série sur les sorcières ? Moi, oui.
On y disait qu’à chaque mauvaise action, le retour était trois fois plus violent.
Une belle leçon de moralité qui se vérifie sur Facebook.

C’est bien joli de se dire que si Jeannette ne voulait pas que l’on sache qu’elle et Jean-Paul sortent ensemble, elle n’avait qu’à ne pas l’inscrire sur son « profile » (c’est fou qu’on parle anglais avec Facebook). Néanmoins, quand on me saute dessus sur MSN trois minutes après que j’aie changé le sourire du smiley qui orne mon profil pour me demander ce qu’il se passe, ça devient un tantinet flippant.

La véritable question est sans doute là : avons-nous vraiment conscience que la moindre information, la moindre photo, que nous mettons en ligne peut être lue, interprétée et enregistrée par n’importe quel internaute ? Un véritable Internet stalking (ce mot là, il n’est pas sur Facebook, ndlr) ?

Dans One Tree Hill (le meilleur teen show de l’univers depuis Dawson, si vous ne le savez pas déjà), ils ont même fait un épisode sur le sujet. Et la ravissante Peyton, pom-pom girl torturée adepte du podcast, s’est retrouvée affublée d’un faux frère psychopathe.

En même temps, c’est One Tree Hill…
En plus, autant vous rassurer, je suis une gentille stalkeuse. Je ne compte assassiner personne.
Quant à ceux qui m’espionnent, qu’ils sachent que, moi aussi, je les regarde. Hahaha.

lundi 1 septembre 2008

Moi et... Barack Obama.

Chaque jour, des milliers d’internautes s’affichent via Youtube.
Je revendique mon droit à faire pareil.

C’est pourquoi le message d’aujourd’hui sera une vidéo.
Dans cette superproduction hollywoodienne baptisée « Marine, the french girl, and Obama, the american Senator » aka "Obama quest" en VF, je vais vous le montrer une fois pour toutes : oui, je suis une grande actrice. Mon talent de comédienne me mènera d’ailleurs sans aucun doute sur la plus haute marche des escaliers recouverts de tapis rouge de Cannes.

Bref. Sans plus attendre, place à l’image.
Ah non, j'allais oublier le message d'avertissement du CSA… "Attention, certaines répliques peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes".
Et les oreilles des autres, ajouterai-je.




C’était bien, hein ?
J’ai encore mieux ! (Si, si, c’est possible, je vous le jure !)
Car, évidemment, je ne suis pas la seule de part le monde à encourager Barack Obama. Et je ne suis pas non plus la seule à avoir une caméra. Ni à avoir une magnifique voix et un don pour les remix.


A nous deux, si on ne fait pas fuir tout l'électorat d’Obama, je ne m’y connais plus.


A venir en bonus track (car oui ce chef-d'oeuvre sort bientôt en DVD - à vos marques, préparez-vous à camper devant la FNAC) : "Sarko et l'oreillette, l'histoire que les médias vous ont cachés".