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mardi 12 mai 2009

Tracts du matin et grippe A.

Ce matin, j'ai retrouvé le chemin de la fac, que je n'avais plus foulée depuis bien longtemps avant 14h, pour avoir le plaisir de me retrouver dans une salle vide à discuter avec moi-même. Il semblerait que Dieu, la pluie, toutes les voitures roulant entre chez moi et la gare de RER entre 7h35 et 7h58, la ligne 13, un prof, et 20 élèves complices se soient ligués pour pourrir ma matinée. Ce qui ne fait que renforcer ma conviction la plus profonde, à savoir que le matin, c'est fait pour dormir. Petite consolation, je suis rentrée à temps pour jouir du superbe combo Newport Beach - Nos années pension sur France4.

Bref, comme j'étais à la fac de bonne heure, j'ai eu le droit à la sacro-sainte distribution de tracts. Parce que je nourris une véritable passion pour ces petits bouts de papier, je les ai même lus. Et j'aimerai, moi aussi, lancer un appel à Valérie Pécresse. Mais commençons par une petite revue de tract :

L'UNEF fait le point de la mobilisation.

C'est moi où les tracts rétrécissent avec le temps?

Les communistes font leur campagne du côté de la fac.

Les plus observateurs d'entre vous l'auront peut être déjà remarqué, mais, dans le tract de l'UNEF, il y a comme une coquille :

Mon message est donc le suivant : Madame la Ministre, vous connaissez mon sens de la diplomatie, aussi suis-je persuadée que vous prendrez en considération cet appel, que dis-je, ce cri du coeur. Il devient à mon sens urgent de sauver l'éducation nationale, et face à la menace, la suppression d'emplois ne semble pas être l'option adéquate. Recrutons plutôt des profs de primaire et réinstaurons les dictées à l'université. Enseignons à nos jeunes le sens des vrais valeurs et des bons accords. Sauvons l'enseignement supérieur, que l'UNEF puisse enfin protester avec une grammaire irréprochable.

Sans transition, grippe A (porcine mexicaine H1N1). Métro nous gratifie aujourd'hui en page 6 d'une prédiction alarmante :


30 000 morts. Rien que ça. Le gros de l'épidémie serait apparemment à venir après l'été. Rappelons que 5 000 cas sont à ce jour déclarés dans le monde, pour un total de 61 morts. 13/15 (c'est selon les versions) cas en France, aucune victime. A part ça, les médias dépriment, la grippe A patine et ne fait plus recette. D'ailleurs, elle n'est même plus en page d'accueil de Google News : on lui préfère les péripéties de Rihanna. 30 000 morts, voilà de quoi engendrer un regain d'intérêt.

mardi 21 avril 2009

Sarkozy, Zapatero, Libé, Ségolène, Lefebvre, le PS, le machisme, et l'humour politique.


Et si je faisais de la polémique sur la polémique de la polémique de la polémique? Non, la flemme. Mais parlons-en un peu quand même.

© Courrier Picard, où officie le seul dessinateur régional au monde
qui pourrait me pousser à déménager.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, Ségolène s'est fendue ce samedi d'une lettre d'excuses à la destination du "pas très intelligent" José Luis Zapatero, le chef d'Etat espagnol socialiste. "Pas très intelligent", selon les propos "non prononcés - mais en fait si, mais pas dans ce sens là" de notre cher président lors d'un déjeuner interparlementaire sur la crise. Une semaine à peine après le tollé provoqué par ses autres excuses au nom de Nicolas Sarkozy, à Dakar ce coup-ci, elle réitère donc.

Toute la classe politique s'enflamme, et l'on assiste à un week-end de petites piques. Et moi, quand les politiques pêtent les plombs, se montrent du doigt et se cassent du sucre sur le dos, je rigole. Florilège des meilleures réactions.

1) « J’ai envie de dire à nos amis espagnols : excusez-la, pardonnez lui ! ». Jack Lang (SRC).

2) « Je le dis de la manière la plus sérieuse (...), je pense que Mme Royal a besoin d'une aide psychologique. Il y a un problème, il y a quelque chose qui tourne pas rond, il y a quelque chose qui ne va pas ». Frédéric Lefebvre (UMP).

3) « Si Ségolène doit s'excuser à chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa vie à genoux ». Jean-Christophe Cambadélis (PS).

4) « Après la bravitude, faute contre la langue française n'ayant pas fait l'objet d'excuse de son auteur, Madame Royal invente la ridiculitude, désormais symbole de sa dimension politique ». Yves Jégo (UMP).

5) Le silence de Martine Aubry. On imagine pourtant l'effort fourni par les journalistes pour la faire parler.

C'est beau de vivre en démocratie.