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mardi 21 avril 2009

Careereoki à la française.


Il y a deux mois, je parlais du Careereoki, ce concours de CV chanté organisé aux Etats-Unis. Aujourd'hui, sur Eco89, la vidéo du jour mettait à l'honneur Stivostin, "excellent chef de projet" à l'origine du tubesque "Je veux travailler". Ah, la crise....

dimanche 19 avril 2009

Star de la semaine #8 : Johnny Thunder

Printemps 2008, le dernier volet de la saga Indiana Jones débarque au cinéma. Lego en profite alors pour lancer son dernier dérivé de blockbuster : le lego Indiana Jones.


Avec, dans la foulée, un jeu vidéo Lego Indiana Jones, décliné sous plusieurs consoles.


Mais il faut savoir qu'Indiana Jones existait déjà plus ou moins chez Lego. Il s'agissait d'une figurine que vous devez vous aussi avoir dans vos vieux cartons : le magistral Johnny Thunder (initialement baptisé Sam Grant, puis renommé Johnny, parce que c'est tellement plus classe et aventurier). Personnage central de la gamme Lego Adventures sortie en 1998, cet archéologue australien sans peur ni reproche y était assisté par le Dr. Kilroy, professeur plus âgé, et Pippin Reed, journaliste sexy avec qui il pouvait faire des bisous bisous (selon que votre taux de perversion étant enfant). Au cours de leurs recherches, ils étaient confrontés au méchant Sam Sinister, dont la main gauche était remplacée par un crochet (Peter Pan sort de cette histoire).


Son chapeau, son foulard, son pistolet, son regard menaçant, sa longue moustache : Johnny était une sorte de croisement entre un cow-boy et un mexicain.

Pour toute une génération de mini-entrepreneurs Lego, Johnny était surtout le digne représentant d'Indiana Jones (sauf pour moi, puisque je ne savais même pas qui était Indiana Jones). C'est donc tout naturellement qu'il a fait des émules sur Internet. Et, bien avant la sortie du jeu vidéo, on retrouvait déjà des aventures lego du bel aventurier :


Désormais détenteur d'une licence, Lego a donc réactualisé sa figurine avec un petit relooking et le nom de l'illustre Mr Jones. Une bonne opération pour la marque, dont la petite entreprise ne connaît pas la crise avec un chiffre d'affaire en hausse de 20% entre les premiers semestres 2007 et 2008 (Les Echos). Il faut dire que le Lego Indiana Jones s'imposait comme une valeur sûre après le succès du Lego Star Wars et au moment où le film sortait en salle sous une fanfare médiatique. Depuis, flairant le bon filon, la société a complété la série avec un Lego Batman et un Lego Harry Potter.

Néanmoins, chez Lego, on sait que le filon des "lego-justiciers" ne sera pas éternels. C'est pour cela que la relève est déjà en marche, avec des figurines Beckham ou Amy Winehouse.


Après le "lego-héro", le "lego-people".

mercredi 1 avril 2009

Sarkozy doit vivre avec un salaire de misère : TOP 10 des politiciens les mieux payés dans le monde.

Malgré son augmentation de 172% l'an dernier, notre (très cher) président n'arrache que la 5e place du classement du Times. Un gros coup pour son égo : Barack est 3e. Il sauve tout de même les meubles en devançant Merkel et Brown.


1. Lee Hsien Loong - Singapore
Salary in dollars - $2.47 million
Salary in local currency - S$3.76 million

2. Donald Tsang Yum-Kuen - Hong Kong
Salary in dollars - $516,000
Salary in local currency - HK$4 million

3. Barack Obama - United States
Salary in dollars - $400,000

4. Brian Cowen - Ireland
Salary in dollars - $341,000
Salary in local currency - €257,000

5. Nicolas Sarkozy - France
Salary in dollars - $318,000
Salary in local currency - €240,000

6. Angela Merkel - Germany
Salary in dollars - $303,000
Salary in local currency - €228,000

7. Gordon Brown - UK
Salary in dollars - $279,000
Salary in local currency - £194,250

8. Stephen Harper - Canada
Salary in dollars - $246,000
Salary in local currency - C$311,000

9. Taro Aso - Japan
Salary in dollars - $243,000
Salary in local currency - Y24 million

10. Kevin Rudd - Australia
Salary in dollars - $229,000
Salary in local currency - A$330,000


mardi 24 mars 2009

Cybergedon, la série qui tue Internet

Et si un virus dévastateur réduisait à néant l’Internet mondial ?
Et si la vie telle qu’on la connaissait aujourd’hui était changée à jamais ?
Plus de transports en commun, plus de liquidités, plus de télécommunications, plus d’essence, plus d’électricité...
C’est le point de départ du scénario de cette cybersérie très visionnaire : Cybergedon.

Après deux épisodes un peu en dessous de la suite (mais il faut bien avouer que les premiers épisodes de séries sont rarement excellents – même chez les superproductions hollywoodiennes), on découvre petit à petit un nouveau monde au travers du quotidien d’un père de famille normand.
Un monde où la pénurie d’essence transforme des quadragénaires en voleurs hystériques, où l’on troque des patates contre des bougies, et, surtout, où l’on s’interroge sur le sens de la vie : « Dis papa, tu crois qu’on les reverra un jour les amis de Facebook ? ».

Dans le cinquième épisode de la série, c’est justement Facebook qui est à l’honneur. Et c’est quelque peu original.




Pour voir les quatre premières vidéos, c’est ici.

mercredi 18 mars 2009

Initiatives de contestation.

Hier, France 4 nous présentait ce que je qualifierai de "documentaire de l'année" : Global Résistance. 70 minutes de protestation décalée, avec pavés en mousse, clowns à Amsterdam, graffeurs détourneurs de pubs, clowns à New York, religion fictive anti-consumériste, ou encore stage de désobéissance civile.

Contre-défilé du 14 Juillet de l'armée révolutionnaire des clowns
à Paris (
rue 89).

Puisque « désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit » (dixit Nicolas Sarkozy), les contestataires se veulent de plus en plus créatifs. Pour mieux frapper les esprits, certes, mais aussi pour mieux attirer les médias. C'est bien connu : plus c'est surprenant et massif, plus c'est relayé.

Or, justement, avec la crise, force est de constater que ces initiatives se multiplient.

Ainsi, hier soir, Laurence Ferrari nous présentait Pascal Lazarus, quadragénaire endetté jusqu'au coup suite à la crise immobilière (victime de l'un de ces fameux prêts relais). Son idée? Pédaler jusque l'Elysée depuis sa région, l'Alsace. Ça fait quand même une trotte.

Plus organisé, il y a quelques semaines, je suis tombée sur le blog d'un mouvement en pleine gestation : la brigade des sifflets. Qui propose de siffler pour manifester son opposition au gouvernement : « Nous voulons rassembler dans une expression originale tous ceux qui, tous les jours depuis le 6 mai 2007, s'indignent sans savoir comment le dire et comment se faire entendre. Les événements de Saint Lô nous ont donné des idées... Le président de la République n'aime pas être sifflé. ». Un grand rendez vous devrait ainsi être organisé, au cours duquel le doux son du sifflet résonnerait partout en France durant 15 minutes. Une initiative bien sympathique à laquelle je ne peux malheureusement pas me joindre : je n'ai déjà pas assez de souffle pour gonfler un ballon d'une traite, alors vous imaginez...

Enfin, vous le savez, à Paris 8, c'est la grève, et à Paris 8 aussi on a de l'imagination. Une autre démarche originale vient donc d'y être proposée : la ronde infinie des obstinés. Ainsi, si le gouvernement continue à faire la sourde oreille face aux revendications des enseignants-chercheurs, le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, pour le coup rebaptisé "place de grève", deviendrait le théâtre d'une ronde s'affairant de jour comme de nuit.

Ils ont même fait un teaser :


C'est encore mieux que les employés de Continental et leurs oeufs.
Avec ça, si on buzze pas dans les médias...

mardi 10 mars 2009

Faire du CD un objet collector, ou comment sauver l’industrie du disque.

En ces temps de débat sur la loi Hadopi visant à réglementer le téléchargement sur Internet, avec le fameux principe de riposte graduée, j’ai décidé d’exposer aux majors ma petite théorie sur la question (car il est évident que Pascal Nègre est un lecteur régulier de ce blog).

Déjà, il faut savoir que je suis une grande téléchargeuse, et ce depuis bien longtemps. A l’époque, la toile était parsemée de sublimes sites avec des noms comme « Roswell Music » ou « Buffy Music », qui proposaient la liste des chansons entendues dans chaque épisode. Il suffisait alors de cliquer sur un titre pour que la chanson ne se charge dans son Windows Media Player perso, et, là, un simple petit « enregistrer sous » dans le menu du logiciel, et le crime était commis. A l’époque, il n’y avait pas de débat, pas de question, le phénomène en était à ses débuts et n’engendrait pas encore les foudres des maisons de disques. C’était en plus vraiment pratique : plus besoin de faire quinze disquaires pour trouver l’album d’un petit groupe indé américain dans le Val-de-Marne, ni même d’acheter ledit album en entier juste pour pouvoir profiter d’une chanson.

Alors que le téléchargement est de plus en plus décrié, ces sites disparaissent et je migre vers le peer-to-peer, avec Kazaa puis Emule. Je suis gentille, je ne télécharge que des chansons, et quand j’aime beaucoup de chansons d’un même album je finis par l’acheter (cf. Avril Lavigne – et ne vous moquez pas, il fut un temps où écouter Avril Lavigne était moins une grosse honte). Viens ensuite une période frénétique, où je découvre que l’on peut télécharger tout un disque d’un coup sur Bittorrent, et Justin Timberlake en fait les frais (là j’assume sans problème - d’ailleurs, Justin, si tu nous lis, saches que je suis libre et que je veux bien t’épouser en échange d’un petit a cappella). J’achète toujours quelques CDs mais c’est très éparse puisque « il faut pas déconner, un disque c’est super cher maintenant, ils abusent » (c’est la Marine de 17 ans qui vous parle en direct live).

Entre ce moment-là et aujourd’hui, j’ai découvert qu’il y avait aussi des petits artistes qui se nourrissaient principalement de pates et qu’acheter leur disque peut être sympa. Voire même collector. On ne sait jamais, je tiens peut être l’album des futurs Beatles dans les mains et, un jour, on me proposera 150 000€ pour me le racheter. Je continue à télécharger Britney Spears, mais ce que j’aime et ce qui le mérite, je le paye (quitte à ce que ça soit de l’occasion s’il s’agit de quelque chose qui a déjà un certain succès – merci Boulinier, merci Gibert Joseph). Je mets aussi facilement la main au porte-monnaie devant un billet à la Maroquinerie ou un stand de merchandising. En somme, je suis un hybride entre la méchante pirateuse détestée par les maisons de disque et la potiche qui achète tout ce qu’elle voit sur le dos de laquelle ils peuvent capitaliser. Parce que ce que je n’ai pas encore précisé, c’est que j’ai acheté trois voire quatre fois plus de disques ces deux dernières années que durant les 19 premières de mon existence. Et ne parlons pas de l’argent dépensé en concerts, en badges (que je ne porte jamais, soit dit en passant) ou en posters (que je n’accroche jamais, soit dit en passant).

Et, comme je ne suis pas une fille fondamentalement extraordinaire, je ne pense pas être la seule. Je suis donc convaincue qu’il y a là un filon à exploiter pour l’industrie musicale.

En fait, selon moi, la vraie menace pour les majors se situe plutôt au niveau des (plus) jeunes, qui sont nés avec le piratage et sont totalement déculpabilisés. D’ailleurs, ils ne se souviennent même plus à quoi sert un CD, ce truc nul, gros, qui traîne partout, et qui prend du temps, puisqu’il faut importer voire convertir tous ses titres avant de les mettre sur son Ipod. Si je l’identifie comme principale menace, c’est parce que le jeune pose un double problème en termes de ventes : un manque à gagner aujourd’hui (il n’achète pas et les chiffres coulent), et un manque à gagner demain (il a été formé à télécharger et recouvrira progressivement les tranches d’âge qui achètent encore en vieillissant).
Mais, paradoxalement, ces mêmes jeunes sont une formidable cible commerciale, très forts sur les « achats d’impulsion » (un concept que l’on pourrait résumer par : « T’as vu ça ? Ca déchire ce truc ! Attends je le prends, c’est que 30 euros.»). En plus, on le voit avec les vêtements et la technologie, le jeune a de l’argent (de poche) et n’hésite pas à le dépenser.
En fait, le seul problème vis-à-vis de la musique, c’est que le jeune a beau être facilement influençable, il n’est pas totalement stupide et se refuse à payer ce qu’il peut obtenir gratuitement en ligne.

Il existe néanmoins peut être un moyen de détourner la question : l’identification sociale. Le jeune aime se situer dans un groupe et suivre la mode. Et, si j’ai blablaté pendant aussi longtemps, c’était uniquement pour en venir là : il faut faire du disque un objet de mode. Si posséder quatre étagères remplies de CDs devient le summum du cool, je suis prête à parier qu’il y aura plus de monde au Virgin.
Comment redorer l’image du disque ? De la com, de la com, et encore de la com. Et pas n’importe quoi, mais une com insidieuse et perfide, qui aille toucher les jeunes dans leur cœur : télévision (et pourquoi pas par le biais des séries), Internet, magazines, balancer du « le disque, c’est cool » partout jusque dans l’air ambiant. Et, surtout, en se basant sur des icônes, célèbres ou pas, mais glamours et enchanteresses, qui fassent rêver le jeune et l’incite à s’identifier.
Mon modèle, c’est le vinyle, qui a retrouvé ses lettres de noblesse grâce à l’incroyable influence de celles que j’appelle les « branchistas », c’est-à-dire les fashionistas de la branchitude. Elles oscillent entre le Régine et le Chacha, portent de la fourrure, du vintage, des bandeaux ; elles sont mannequins, actrices, rédactrices de magazines de mode ; elles se fournissent régulièrement chez Colette et APC. Ces filles, donc, on réussit à donner une seconde jeunesse à des reliques telles que les platines 33 tours, les polaroïds, ou encore les franges. Un phénomène qui pourrait sûrement se transposer aux jeunes et CDs. Je ne suis pas une déesse du marketing, mais il y a des professionnels payés très chers pour réussir ce genre de choses.

Pour devenir un objet mode, le disque devrait aussi faire valoir ses atouts : le CD ne se résume pas à la musique qui est gravée dessus, il y a aussi tout ce qui va avec. Le livret, le boitier, le format, les bonus, peuvent être travaillés pour transformer le disque en objet original et collector, que l’on a envie d’avoir. Ca se fait déjà un peu, avec les livrets photo (je me suis lancée le défi de ne pas citer Stuck in the Sound alors mon exemple sera Julien Clerc), du merchandising (des petits autocollants inclus), un graphisme soigné et une variation de la forme du support (j’ai vu des compilations au boitier en forme arrondie). Un peu comme pour les coffrets. Le « concept » est très à la mode : les « concepts » stores fleurissent partout, on mange de la « concept » food, et bien faisons aussi du concept CD. Evidemment, là où ça pêche, c’est que ça coûte plus cher à produire et à distribuer. Donc éventuellement plus cher à acheter. Mais, en même temps, si l’on est très fort sur la com, on peut emmener nos petits jeunes au bout du monde, comme nous le montrent certaines marques (onéreuses), qui s’en sortent très bien auprès de ce public. En plus, en temps de crise, le luxe est un marché refuge qui supporte plutôt mieux la morosité économique. C’est tout bénef, comme on dit. Certes, on a perverti l’âme de la jeunesse à des fins commerciales, mais ce n’est pas non plus une grande première.

Reste un dernier problème, qui nous cassera les pieds jusqu’au bout : la tendance à la dématérialisation de la musique. Une tendance lourde, vraiment lourde, mais très très très lourde, puisqu’on la retrouve même chez les professionnels, là où le son numérique remplace la guitare distillant ses douces notes analogiques.
C’est d’ailleurs en partie cette dématérialisation qui donne une illusion de gratuité : on n’a pas l’impression de voler quelque chose que l’on ne peut même pas toucher. Il y a aussi un très bel idéal derrière tout cela : celui de prendre un contenu, de le partager à l’infini, c’est socialement poétique, « - tiens, toi qui aimes bien ça, tu devrais écouter ça aussi, ça te plaira sûrement ; – oh merci, soyons amis».
Mais le mp3 est quand même beaucoup plus impersonnel et moins glamour que le disque. Surtout à offrir. Parce que ça pouvait encore passer quand on offrait un lecteur remplis de titres, mais maintenant que tout le monde a un lecteur, il ne nous reste plus que les titres à donner. La musique n’est plus un cadeau. Je ne vais pas acheter une dizaine de mp3 à mon frère pour son anniversaire. A quoi ça servirait ? Il les aurait probablement déjà téléchargées et ça ferait très cheap. Alors, là, le CD a encore de l’importance.
Et puis, quoi qu’on me dise, une discothèque Itunes de 10 000 titres ne sera jamais aussi belle qu’une montagne d’albums. Ni aussi décorative.

Tout se résume donc à ceci : CD collector vs dématérialisation de la musique.
Et, si la musique se dématérialise totalement, Hadopi, ça sera juste bon pour la poubelle. Parce qu’on ne pourra jamais convaincre toute une génération qu’il vaut mieux acheter sur un portail de téléchargement payant ce qu’il peut acquérir pour la modique somme de 0 euros sur du P2P.

Pascal, si tu veux m’embaucher, j’arrête infocom et je renonce à Londres pour relancer ta petite entreprise.


Julien est hype, Julien fait des éditions limitées avec livret photo.


Le coffret, c'est bien pensé.

lundi 23 février 2009

Careereoki ou la news désespérante du lundi

La semaine dernière, Marie Colmant présentait sur le plateau de Denisot le "Careereoki" un concours un peu particulier organisé en Floride.

Le concept? Se filmer en train de chanter son CV, son profil et la description de son job rêvé. Car oui, "Careereoki" est en fait une contraction entre "career" et "kareoki".

Alors que l'état floridien est en grand déficit budgétaire et connaît son plus fort taux de chômage depuis 16 ans, l'opération peut ressembler à un grand cri à l'aide. Mais il s'agirait en fait d'"une manière de toucher les demandeurs d'emploi et de leur permettre de souffler un peu", selon la vice-présidente de l'équivalent de l'ANPE locale. Le concours a été monté en partenariat avec une radio, une école technique et une agence de pub - autrement dit, de vrais enfants de coeur.

L'heureux (et courageux) gagnant remportera un premier prix d'une valeur de 8 000 dollars comprenant stage, refonte de CV, conseils personnalisés, relooking et bon d'achat pour de l'essence. A vrai dire, il les a déjà gagnés, puisque les résultats étaient aujourd'hui, mais je n'ai pas réussi à trouver sa trace. Parce que oui, bizarrement, malgré le côté sordide et dégradant de toute cette histoire, malgré la tritesse qu'elle inspire, l'information reste reléguée au rang de fait divers. Je n'ai même pas réussi à trouver un seul article français là dessus.

Pourtant, les médias et les politiques, ils aiment ça les histoires tristes pleines de misère humaine, en général.

Et quelques vidéos...

Reprise de Grease :


Double présentation :


Minute rap :


Merci CNN.

vendredi 20 février 2009

Un joli 19 Février 2009 sous le soleil, de la grève à Paris 8 et une manif

J'en ai déjà parlé (ici), Paris 8 est en grève depuis le début du semestre.
Hier, après deux petites heures de sommeil seulement, je m'arme de courage pour aller à la fac. Badaboum : le prof ne viendra pas.
Plutôt que de sauter du haut du bâtiment A, j'ai décidé d'employer ma journée à une noble cause : mitrailler la mobilisation.

Voici donc toute une série photographique totalement illégale puisque je ne dispose évidemment d'aucune autorisation pour shooter ce beau campus :

Une belle photo en biais, en mode "j'essaye de fighter le contre jour".

A Paris 8, on aime les tracts. On en récupère même presque tous les matins. Et pas de panique, si tu rates la distribution, tu peux toujours lire les murs et piliers.

Ateliers "bricolage de pancartes", "installation de barrage filtrant"
et "distribution de tracts". Qui a dit qu'on apprenait plus rien à l'université?


Bon on va pas passer la journée à la fac non plus...
Direction Place d'Italie pour la manifestation.
Où je me lance dans une longue partie de cache cache avec le cortège Paris 8.


9-3 represente. Paris 8 devrait pas être loin.


Ah, les voilà... Comme on est une fac très créative, on a même une voiture anti-LRU. Les autres cortèges peuvent aller ranger leurs banderoles.



Je fais quand même un petit tour de la concurrence, histoire de.


Constat n°1 : dans les autres cortèges, mon appareil répand la joie.





Constat n°2 : dans les autres cortèges, on s'arrête pour prendre la pose devant moi (ça doit être à cause du pare soleil, c'est le détail qui change tout et donne la petite AFP touch).



Constat n°3 : l'alpinisme est un sport très répandu chez les manifestants. On savait déjà qu'ils avaient l'habitude de grimper en haut des arrêts de bus, maintenant c'est toujours plus haut.



Constat n°4 : la Sorbonne avait peur qu'on ne la remarque pas alors elle a décidé de concourir au prix de la plus longue banderole. Elle aurait toujours pu être réutilisée en tant que couverture pour les occupants qui avaient envahi ses locaux
s'ils ne s'étaient pas fait déloger par la police.



Constat n°5 : je ne sais pas pourquoi mais j'aime cette photo.



Constat final : les étudiants en art sont les champions du monde du cortège le plus réussi. De la couleur, du déguisement,
de la magie, le tout pour une petite ambiance "nouvel an chinois
anti Pécresse". Déluge photographique...




dimanche 15 février 2009

Sans Valentin, mais c'est très bien

Ca n'aura échappé à personne, hier c'était la Saint-Valentin, la fameuse fête qui pousse chaque année des hordes de célibataires trentenaires dans la dépression et des hordes de non célibataires de tous âges dans la déroute financière. A ce qu'on dit.

Puisque les amoureux sont heureux, interessons nous plutôt aux célibataires, chez qui il existe plusieurs écoles :

1/ les dépressifs : "pourquoi moi je n'ai personne?", "la vie est injuste", "je me souviens, l'an dernier avec Lucien..."

2/ les énervés/cyniques : "connerie de fête", "ils peuvent pas prendre une chambre ces deux là", "c'est une fête purement COMMERCIALE quoi"

3/ les tête-hautes : "c'est qu'un jour comme les autres, je m'en fiche"

4/ les opportunistes : "faut qu'on sorte ce soir mec, les filles elles sont vulnérables et saoules à la saint-valentin", "t'as entendu, y'a une distribution de sex-toys gratos dans Paris aujourd'hui!!!"

Une liste bien évidemment non exhaustive tellement les anti-Saint-Valentin sont nombreux.

Et puis il y a moi... Qui est très contente pour les amoureux, si mignons avec les roses, leurs restos et leurs têtes à têtes langoureux. Mais qui est aussi très contente de passer cette journée à manger des macarons, visiter une expo express et aller voir Stuck in the Sound (aka le meilleur groupe de l'univers) à Ris Orangis pour la modique somme de 16 euros et quelques centimes.

Après tout, c'est la fête de l'amour, et moi je m'aime. Donc tout va bien.

mardi 3 février 2009

Post tendance


S’il ne fallait choisir qu’une phrase pour résumer la tendance des magazines féminins du mois dernier, ce serait elle : « en janvier, montres tes nénés ».
Car oui, désormais, sortir avec un tee shirt, un top, un pull, un gilet, bref un truc en haut, c’est juste total has been.

La preuve par trois.




Jalouse




Diva



Vogue


Une bonne nouvelle donc en ces temps de crise : plus besoin de se ruiner pour être à la pointe de la mode, sortons à poil !