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lundi 30 mars 2009

Tweet me if you can : pourquoi je ne twitte pas.

Il paraîtrait qu'après Facebook, c'est Twitter qui va révolutionner notre vie.

Mais qu'est-ce que Twitter? C'est un très joli site tout bleu qui permet d'informer son réseau de ce que l'on fait, le tout en 140 caractères. On appelle ça le microblogging.

Lancé en 2006, le site a connu un taux de croissance de 900 % en 2008 et comptabilise désormais plus de 6 millions d'utilisateurs.

D'ailleurs, les américains twittent :


Le PS jeune twitte :


L'UMP jeune twitte :


L'UMP un peu moins jeune twitte :


Et même Twitter twitte :


Ca fait beaucoup de monde.

Mais, moi, je ne twitte pas. Je suis pourtant l'heureuse propriétaire d'une page Twitter, et le site se base sur ma fonctionnalité Facebook préférée, le "status update". Je pourrai passer des heures à raconter que j'ai mangé des céréales ce matin, que j'ai regardé les "feux de l'amour" ce midi, fais une petite sieste à 16h et oublié de travailler à 22h.

C'est qu'il y a un problème de taille : si tous mes amis ont désormais rejoint le monde merveilleux de Facebook, sur Twitter, c'est niet. Quand j'utilise le "Friend Finder", aucun de mes contacts n'apparaît à l'écran. D'ailleurs, c'est bien simple, je n'ai que 4 amis. Dont 2 que je ne connais pas et un homme politique qui me "follow" parce que je le "follow". Il faut croire que les 6 millions de Twitter ne font pas le poids face aux 175 millions de Facebook.

Et parler dans le vide intersidéral, ça m'intéresse tellement que je n'ai pas actualisé mes Tweets depuis le 1er octobre 2008. En tout, je ne me suis servie du site que 4 fois depuis mon inscription.


Dans sa description, Twitter explique qu'une grande partie de son succès est due à sa simplicité. J'écris me 140 caractères dans le cadre "what are you doing?", je clique sur "update", et c'est fini. Tous mes amis découvrent alors sur leur page d'accueil que j'ai mangé des nachos hier soir et que j'ai aimé ça.
En fait, Twitter est tellement simple à utiliser que Google affiche 2,5 millions de résultats à la requête "Twitter for beginners".
Moi-même, il m'a fallu du temps pour comprendre la différence entre les "followers_me" et "following_me". Parce que contrairement à ce que voudraient le bon sens et la langue anglaise, les gens qui suivent mon profil ne sont pas les "following_me" mais les "followers_me", puisque lorsque je consulte mon profil les "following_me" deviennent des "following_profile", et les "followers_me" des "followers_profile". Si vous n'avez rien compris, c'est normal. Twitter est trop simple pour vous.

Ne parlons même pas du système de réponse d'un utilisateur à l'autre. Il y a toujours une @ dans l'histoire, parfois précédée de "RT" (response to, j'imagine*), parfois non. Ce qui donne ce genre de choses :


Face à l'engouement général, beaucoup s'interrogent sur l'intérêt d'un tel service. Moi pas. Je suis absolument pour l'épanchement narcissique. Mais, vous vous en doutez, ce n'est pas vraiment la version officielle. La raison d'être de Twitter est en fait expliquée dans cette vidéo : « Vous n'enverriez pas un email à un ami pour lui dire que vous buvez un café. Votre ami n'a pas besoin de savoir cela. Mais qu'en est-il des personnes qui veulent connaître les petites choses de votre vie? »

Alors, amis qui s'intéressent aux petites choses de ma vie, voici, rien que pour vous :



Enfin, si vous n'avez toujours pas compris le concept Twitter, je vous laisse sur cette excellente vidéo de 20minutes au chroniqueur très dynamique.


* Edit : nous sommes le 25/04, il est 00:02, et je viens de me rendre compte que RT signifiait "retweeting". Copier le tweet de quelqu'un d'autre quoi. Mieux vaut tard que jamais comme on dit.

vendredi 13 mars 2009

Ca y est!

Il est 23h30 et j'ai enfin le nouveau Facebook.


Dès demain, je vais pouvoir casser du sucre sur le dos des développeurs de la maison.

Snobée par le nouveau Facebook.

Hier, le monde entier découvrait la nouvelle page d’accueil de Facebook.
Le monde entier, sauf moi.
En effet, quand je me connecte, je vois toujours ça :


Pourquoi, oh pourquoi ? Ne suis-je dont pas assez digne, pas assez mince, pas assez belle, pas assez drôle, pas assez populaire, pas assez accro ? Ou bien Facebook cherche t-il à me punir de mon dossier sur ses rouages commerciaux de l’an dernier ?

Allez, Mark, faisons la paix!

jeudi 12 mars 2009

La "famille" Sarkozy sur Facebook

Dans la famille Sarkozy, on connaissait Nicolas (notre président), Carla (sa femme), Cécilia (son ex), Pierre (le fils aîné, producteur de rap), Jean (le deuxième fils, élu UMP comme papa) et Louis (le cadet, fils de Nicolas et Cécilia). Mais, sur Facebook, il en a bien d’autres.

  • Jeanne Sarkozy



  • Commençons par Jeanne, la personnalité la plus haute en couleurs de cette famille virtuelle, et pour cause : « je ne suis pas raciste, j'ai récemment acheté un aspirateur de couleur », clame t-elle sur son profil. Moi, je suis surtout surprise de savoir qu’elle achète elle-même son matériel de nettoyage. Il y a du personnel pour ça. Alors, Jeanne Sarkozy, une fille simple ? Il faut le croire, ses seuls plaisirs étant de « dépenser l'argent des français en maquillage et manucure » et d’écouter « les légendes du hard-rock: maurice chevallier, michel sardouille, florent brunel, charles trenet et le grand julien dragaule ». Une fille résolument attachante, mais aussi très cultivée, surtout calée en littérature, puisque ses "favorite books" sont : « martine dénonce ses voisins communistes », « martine a voté sarkozy », « martine insulte les grévistes » et « Martine travaille plus pour gagner plus ».
    Malgré son physique avantageux et changeant (elle aime se teindre les cheveux, passant de blonde à rousse en un clic de souris), Jeanne reste néanmoins une fille discrète, murée dans son château élyséen (ou chez sa manucure préférée), et qui ne totalise par conséquent que 71 amis.

  • Gédeon Sarkozy



  • Gédeon est le plus trash de ses relatifs, le délinquant de la famille. Gédeon aime « voler des vieilles qui n'ont plus rien, tuer des prostitués et les découper, inoculer le sida à d'autres homo sapiens », torturer des animaux et « massacrer des tibétains à ses heures perdues ».
    C’est aussi un poète, voire un philosophe, puisqu’il se décrit comme étant : « fluide comme gars mais sans etre flaqueux, plutot squabreux dans les moments drus ».
    Comme sa sœur Jeanne, il attache une grande importance à la lecture, notamment à celle de FHM, ce qui explique sans doute son orthographe irréprochable (« squabreux », « richesse européène », « tarlooses »). Notons qu’il a pourtant étudié à l’ « université universitaire du Bang_Ladech ».
    Parce qu’il est très subversif, Gédeon n’est que peu apprécié par le reste de l’humanité et n’a que 27 Facebook friends.

  • Kastoapovkon Sarkozy



  • Mon petit préféré, et aussi celui du web, à en croire ses 513 amis, a un prénom empreint de sonorités orientales : Kastoapovkon. Malheureusement, c'est un homme très secret, ne révélant sur sa page que peu de détails de sa vie privée : une photo, et sa date de naissance, le 28 Janvier 1955. On peut néanmoins imaginer Kastoapovkon comme étant un homme d’une spiritualité et d’une politesse inouïe. Et particulièrement habile de ses paupières.

    En fait, il y a énormément de Sarkozy sur Facebook, plus de 500, dont quelques notables : Edvige (fichier) Sarkozy, Nicolason (mannequin bodybuildé pour une marque de slips) Sarkozy, Larry (labrador blanc) Sarkozy, et beaucoup de Nick, Nicola, et Jean Sarkozy.
    Le reste de cette étendue famille tient cependant à sa vie privée, et a donc décidé de bloquer son profil aux utilisateurs lambda du réseau social. On les comprend.


    Enfin, tant qu’on est dans le web et les Sarkozy, je vais aussi en profiter pour parler de cette ambitieuse application Firefox : Karcher 0.1. Son but ? Effacer Nicolas Sarkozy du web. Et il parait que ça marche plutôt bien, puisque 01.net a testé, et même attesté de la réussite de la démarche, Google ne proposant plus que trois résultats à la requête "Nicolas Sarkozy".
    Une initiative qui devrait plaire au RDT, Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision, qui avait tenté d’instaurer la fameuse "journée nationale sans Sarkozy dans les médias". Si eux n'avaient pas réussi, le web oui.
    Pour essayer, c'est ici (Mozilla versions 2 à 3 uniquement).

    mardi 10 mars 2009

    Faire du CD un objet collector, ou comment sauver l’industrie du disque.

    En ces temps de débat sur la loi Hadopi visant à réglementer le téléchargement sur Internet, avec le fameux principe de riposte graduée, j’ai décidé d’exposer aux majors ma petite théorie sur la question (car il est évident que Pascal Nègre est un lecteur régulier de ce blog).

    Déjà, il faut savoir que je suis une grande téléchargeuse, et ce depuis bien longtemps. A l’époque, la toile était parsemée de sublimes sites avec des noms comme « Roswell Music » ou « Buffy Music », qui proposaient la liste des chansons entendues dans chaque épisode. Il suffisait alors de cliquer sur un titre pour que la chanson ne se charge dans son Windows Media Player perso, et, là, un simple petit « enregistrer sous » dans le menu du logiciel, et le crime était commis. A l’époque, il n’y avait pas de débat, pas de question, le phénomène en était à ses débuts et n’engendrait pas encore les foudres des maisons de disques. C’était en plus vraiment pratique : plus besoin de faire quinze disquaires pour trouver l’album d’un petit groupe indé américain dans le Val-de-Marne, ni même d’acheter ledit album en entier juste pour pouvoir profiter d’une chanson.

    Alors que le téléchargement est de plus en plus décrié, ces sites disparaissent et je migre vers le peer-to-peer, avec Kazaa puis Emule. Je suis gentille, je ne télécharge que des chansons, et quand j’aime beaucoup de chansons d’un même album je finis par l’acheter (cf. Avril Lavigne – et ne vous moquez pas, il fut un temps où écouter Avril Lavigne était moins une grosse honte). Viens ensuite une période frénétique, où je découvre que l’on peut télécharger tout un disque d’un coup sur Bittorrent, et Justin Timberlake en fait les frais (là j’assume sans problème - d’ailleurs, Justin, si tu nous lis, saches que je suis libre et que je veux bien t’épouser en échange d’un petit a cappella). J’achète toujours quelques CDs mais c’est très éparse puisque « il faut pas déconner, un disque c’est super cher maintenant, ils abusent » (c’est la Marine de 17 ans qui vous parle en direct live).

    Entre ce moment-là et aujourd’hui, j’ai découvert qu’il y avait aussi des petits artistes qui se nourrissaient principalement de pates et qu’acheter leur disque peut être sympa. Voire même collector. On ne sait jamais, je tiens peut être l’album des futurs Beatles dans les mains et, un jour, on me proposera 150 000€ pour me le racheter. Je continue à télécharger Britney Spears, mais ce que j’aime et ce qui le mérite, je le paye (quitte à ce que ça soit de l’occasion s’il s’agit de quelque chose qui a déjà un certain succès – merci Boulinier, merci Gibert Joseph). Je mets aussi facilement la main au porte-monnaie devant un billet à la Maroquinerie ou un stand de merchandising. En somme, je suis un hybride entre la méchante pirateuse détestée par les maisons de disque et la potiche qui achète tout ce qu’elle voit sur le dos de laquelle ils peuvent capitaliser. Parce que ce que je n’ai pas encore précisé, c’est que j’ai acheté trois voire quatre fois plus de disques ces deux dernières années que durant les 19 premières de mon existence. Et ne parlons pas de l’argent dépensé en concerts, en badges (que je ne porte jamais, soit dit en passant) ou en posters (que je n’accroche jamais, soit dit en passant).

    Et, comme je ne suis pas une fille fondamentalement extraordinaire, je ne pense pas être la seule. Je suis donc convaincue qu’il y a là un filon à exploiter pour l’industrie musicale.

    En fait, selon moi, la vraie menace pour les majors se situe plutôt au niveau des (plus) jeunes, qui sont nés avec le piratage et sont totalement déculpabilisés. D’ailleurs, ils ne se souviennent même plus à quoi sert un CD, ce truc nul, gros, qui traîne partout, et qui prend du temps, puisqu’il faut importer voire convertir tous ses titres avant de les mettre sur son Ipod. Si je l’identifie comme principale menace, c’est parce que le jeune pose un double problème en termes de ventes : un manque à gagner aujourd’hui (il n’achète pas et les chiffres coulent), et un manque à gagner demain (il a été formé à télécharger et recouvrira progressivement les tranches d’âge qui achètent encore en vieillissant).
    Mais, paradoxalement, ces mêmes jeunes sont une formidable cible commerciale, très forts sur les « achats d’impulsion » (un concept que l’on pourrait résumer par : « T’as vu ça ? Ca déchire ce truc ! Attends je le prends, c’est que 30 euros.»). En plus, on le voit avec les vêtements et la technologie, le jeune a de l’argent (de poche) et n’hésite pas à le dépenser.
    En fait, le seul problème vis-à-vis de la musique, c’est que le jeune a beau être facilement influençable, il n’est pas totalement stupide et se refuse à payer ce qu’il peut obtenir gratuitement en ligne.

    Il existe néanmoins peut être un moyen de détourner la question : l’identification sociale. Le jeune aime se situer dans un groupe et suivre la mode. Et, si j’ai blablaté pendant aussi longtemps, c’était uniquement pour en venir là : il faut faire du disque un objet de mode. Si posséder quatre étagères remplies de CDs devient le summum du cool, je suis prête à parier qu’il y aura plus de monde au Virgin.
    Comment redorer l’image du disque ? De la com, de la com, et encore de la com. Et pas n’importe quoi, mais une com insidieuse et perfide, qui aille toucher les jeunes dans leur cœur : télévision (et pourquoi pas par le biais des séries), Internet, magazines, balancer du « le disque, c’est cool » partout jusque dans l’air ambiant. Et, surtout, en se basant sur des icônes, célèbres ou pas, mais glamours et enchanteresses, qui fassent rêver le jeune et l’incite à s’identifier.
    Mon modèle, c’est le vinyle, qui a retrouvé ses lettres de noblesse grâce à l’incroyable influence de celles que j’appelle les « branchistas », c’est-à-dire les fashionistas de la branchitude. Elles oscillent entre le Régine et le Chacha, portent de la fourrure, du vintage, des bandeaux ; elles sont mannequins, actrices, rédactrices de magazines de mode ; elles se fournissent régulièrement chez Colette et APC. Ces filles, donc, on réussit à donner une seconde jeunesse à des reliques telles que les platines 33 tours, les polaroïds, ou encore les franges. Un phénomène qui pourrait sûrement se transposer aux jeunes et CDs. Je ne suis pas une déesse du marketing, mais il y a des professionnels payés très chers pour réussir ce genre de choses.

    Pour devenir un objet mode, le disque devrait aussi faire valoir ses atouts : le CD ne se résume pas à la musique qui est gravée dessus, il y a aussi tout ce qui va avec. Le livret, le boitier, le format, les bonus, peuvent être travaillés pour transformer le disque en objet original et collector, que l’on a envie d’avoir. Ca se fait déjà un peu, avec les livrets photo (je me suis lancée le défi de ne pas citer Stuck in the Sound alors mon exemple sera Julien Clerc), du merchandising (des petits autocollants inclus), un graphisme soigné et une variation de la forme du support (j’ai vu des compilations au boitier en forme arrondie). Un peu comme pour les coffrets. Le « concept » est très à la mode : les « concepts » stores fleurissent partout, on mange de la « concept » food, et bien faisons aussi du concept CD. Evidemment, là où ça pêche, c’est que ça coûte plus cher à produire et à distribuer. Donc éventuellement plus cher à acheter. Mais, en même temps, si l’on est très fort sur la com, on peut emmener nos petits jeunes au bout du monde, comme nous le montrent certaines marques (onéreuses), qui s’en sortent très bien auprès de ce public. En plus, en temps de crise, le luxe est un marché refuge qui supporte plutôt mieux la morosité économique. C’est tout bénef, comme on dit. Certes, on a perverti l’âme de la jeunesse à des fins commerciales, mais ce n’est pas non plus une grande première.

    Reste un dernier problème, qui nous cassera les pieds jusqu’au bout : la tendance à la dématérialisation de la musique. Une tendance lourde, vraiment lourde, mais très très très lourde, puisqu’on la retrouve même chez les professionnels, là où le son numérique remplace la guitare distillant ses douces notes analogiques.
    C’est d’ailleurs en partie cette dématérialisation qui donne une illusion de gratuité : on n’a pas l’impression de voler quelque chose que l’on ne peut même pas toucher. Il y a aussi un très bel idéal derrière tout cela : celui de prendre un contenu, de le partager à l’infini, c’est socialement poétique, « - tiens, toi qui aimes bien ça, tu devrais écouter ça aussi, ça te plaira sûrement ; – oh merci, soyons amis».
    Mais le mp3 est quand même beaucoup plus impersonnel et moins glamour que le disque. Surtout à offrir. Parce que ça pouvait encore passer quand on offrait un lecteur remplis de titres, mais maintenant que tout le monde a un lecteur, il ne nous reste plus que les titres à donner. La musique n’est plus un cadeau. Je ne vais pas acheter une dizaine de mp3 à mon frère pour son anniversaire. A quoi ça servirait ? Il les aurait probablement déjà téléchargées et ça ferait très cheap. Alors, là, le CD a encore de l’importance.
    Et puis, quoi qu’on me dise, une discothèque Itunes de 10 000 titres ne sera jamais aussi belle qu’une montagne d’albums. Ni aussi décorative.

    Tout se résume donc à ceci : CD collector vs dématérialisation de la musique.
    Et, si la musique se dématérialise totalement, Hadopi, ça sera juste bon pour la poubelle. Parce qu’on ne pourra jamais convaincre toute une génération qu’il vaut mieux acheter sur un portail de téléchargement payant ce qu’il peut acquérir pour la modique somme de 0 euros sur du P2P.

    Pascal, si tu veux m’embaucher, j’arrête infocom et je renonce à Londres pour relancer ta petite entreprise.


    Julien est hype, Julien fait des éditions limitées avec livret photo.


    Le coffret, c'est bien pensé.