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jeudi 28 mai 2009

Oui, mais non : FriendFeed, l'agrégateur de réseaux sociaux.

J'ai une page Myspace, une page Facebook, une page Twitter, une page Youtube, un blog, un compte Dailymotion. Donc, quand j'ai entendu parler d'un agrégateur de réseaux sociaux, je n'ai pu m'empêcher de crier "youpitralala, c'est la fin de la galère". Mais non.

FriendFeed est "un service fun, rapide, et conversationnel". Comme cette charmante description offerte par le site lui-même n'est pas très explicite, j'expliquerai plutôt le concept ainsi : FriendFeed permet d'intégrer 57 services en un, diffusant sur votre profil les mises à jour de Facebook, Twitter, Digg, Delicious, Blogger, etc. Un outil plein de promesses donc, à l'heure où les réseaux sociaux se multiplient plus vite que des lapins sous complément d'hormones.

Concrètement, ça donne ça :


Soyons clairs, il y a très certainement 3 milliards d'options que je n'ai jamais utilisées et qui font que ce site est merveilleux (comme les hashtags de Twitter que j'ai découvert il y a seulement un mois). Mais il manque à mon sens l'option qui en ferait le meilleur site de l'histoire de l'humanité 2.0 (et je pèse mes mots) : la possibilité d'ajouter du contenu visible sur les réseaux partenaires directement par le site. Avec FriendFeed, je peux en effet diffuser mon statut Facebook, mais pas le changer. Du coup, si mon activité sur 57 services est bien recensée sur un seul profil, je dois tout de même me taper la tournée des 57 sites différents pour faire une mise à jour. Sans parler du fait que je n'ai pas nécessairement envie que mes tweets côtoient mes tribulations facebookiennes. Tu parles d'un truc qui me simplifie la vie.

FriendFeed passe donc à côté du titre de "meilleur site de l'histoire de l'humanité 2.0". Mais leur boutique a le droit à une mention spéciale. Ils ont quand même du design à en faire pâlir le chihuahua de Paris Hilton.

vendredi 22 mai 2009

Vous tweeterez cela, en mémoire de moi.

Mars 2009, en plein marasme post-Williamson (l'évèque négationniste dont la levée d'excommunication, petite bourde papale, avait engendré un tollé international), Benoît XVI découvre Internet : « Il m’a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut accéder par internet aurait permis d’avoir rapidement connaissance du problème. J’en tire la leçon qu’à l’avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à cette source d’informations » (extrait de sa fameuse lettre aux évêques). Un enseignement qu'il s'est décidé à mettre en pratique, sans doute sous les conseils sages et avisés de notre ami et ancienne star de la semaine Federico Lombardi, tête communicante du Saint-Siège (oui, c'était du temps où il y avait encore des stars de la semaine sur ce blog). Ce dimanche, il y aura donc la messe, mais il y aura aussi l'introduction d'un nouveau portail catholique en ligne (les portes du paradis 2.0?).


Avec Pope2You, le Vatican épouse en effet l'esprit 2.0 jusque dans son titre. Un tête à tête avec le pape, quoi de plus "social web"? D'ailleurs, lancé dans le cadre de journée mondiale des communications sociales, le portail investit tous les fleurons du 2.0 : Facebook (avec une application popetoyou), Youtube (avec une chaîne lancée il y a 4 mois), wikis (avec Wikicath), Iphone et Ipod touch (avec l'application H20 news). A noter que le Saint-Siège, résolument à la page, possédait déjà un compte Twitter, et qu'en nouvel expert des réseaux sociaux, il s'en sert désormais comme d'un outil de promotion.


« Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d'amitié », tel est le message au coeur de ce lancement. Promouvoir le message d'une Église qui peine à rassembler auprès des jeunes, aussi : « Il est inspiré par une intuition stratégique fondamentale : s'adresser à la "génération digitale" », avouait le père Lombardi début mai au détour d'un discours. Un objectif confirmé par la suite par l'archevêque Claudio Celli, au cours de la conférence de presse officialisant le lancement : « Nous avons pensé qu'il était judicieux de présenter le message à la nouvelle génération au travers de technologies qu'ils savent utiliser ». Pas sûr cependant que les adolescents se jettent soudainement sur l'application papale facebookienne, affichant fièrement sur leurs "walls" images pieuses et passages de la Bible. Une bonne initiative tout de même, car il était temps que la communication catholique prenne le tournant Internet.

Face à cette entrée tonitruante du discours religieux sur la toile 2.0, que les catholiques les plus conservateurs se rassurent néanmoins : sur Facebook comme ailleurs, les voix du Seigneur semblent rester impénétrables.

jeudi 23 avril 2009

Dans l'intimité des stars, avec Twitter.


Qui a dit que Twitter ne servait à rien ? Ah oui, c’est moi. Et bien mea culpa.

Après avoir transformé mon Twitter en flux RSS de blogueurs influents, je me suis lancée dans une seconde entreprise twitterienne : faire de la star planétaire mon meilleur ami. Nicole Richie, Britney Spears, Ashton Kutcher, Samantha Ronson, Peaches Gedolf, Sienna Miller, Kiera Knightley... Ok, "planétaire" est peut être un bien grand mot, mais j'ai tout de même un "home" à en faire pâlir le plus sulfureux des numéros de Closer. Soulignons tout de même que Paris Hilton a opté pour le verrouillage de profil, se refusant sans doute à exhiber sa vie privée (!).

Il faut dire que j’ai un petit faible pour le potin du quotidien, le « j’ai renversé mon café sur mon nouveau sac Dior ce matin », le « j’ai promené mon chien sous le soleil », le « j'ai mangé une choucroute ». J’y trouve un petit côté « vis ma vie de star » particulièrement jouissif. C’était d’ailleurs déjà dans cet esprit de communion avec le beau, le (plus ou moins) riche et le célèbre que je m’étais lancée dans le harcèlement facebookien de bon nombre d'apprenties rock stars parisiennes. Et, à l’instar de Facebook, où j’avais découvert que le rockeur était un homme comme les autres, qui se nourrissait de pâtes, faisait des blagues graveleuses, et passait de super soirées devant Youtube, j’ai appris sur Twitter que la star américaine était elle aussi d'une banalité effarante. Nicole Richie fait une sieste en pleine aprem, Britney Spears fait un barbec' avec ses mômes, et Demi Moore twitte à tout va tandis que son Ashton Kutcher de mari, atteint d’une méchante grippe, oscille entre vomissement et diarrhée (comme quoi sur Twitter aussi on donne dans le graveleux). C’est un nouveau monde de pistage en continu de la planète star qui s’ouvre à moi. Perez Hilton peut aller se rhabiller.

Le problème, c’est que j’ai du mal à retrouver mon RSS blogueurs intelligents au milieu des 25 tweets par heure de Nicole et Ashton. Ne vous étonnez donc pas si mes prochains posts parlent plus de scoops hollywoodiens que de la dernière étude comScore.

lundi 20 avril 2009

Twitter n'est pas jouer (mais s'informer).

Il y a quelques temps, j’expliquais pourquoi mon profil Twitter était à l’abandon, avec une odeur de poussière et plein de toiles d’araignées.

Depuis, je ne connais toujours personne sur le site, mais j’ai eu une révélation. Pas d’ami sur Twitter ? Pas grave. Qui a besoin d’ami quand toute une blogosphère avide de followers ne demande qu’à twitter ?
Je me suis donc lancée dans un archivage en règle de mes blogueurs influents préférés, transformant le réseau de microblogging en une sorte de wikio perso. Maintenant, je fleure bon le scoop média, je suis première sur les études comScore, je lis les articles du Times sur la politique française et je mange du marketing à toutes les sauces.

Ainsi, les serial-blogueurs ont encore frappé. Tout comme ils avaient détourné le concept initial du blog perso, très « ma vie, mon œuvre, mes photos de vacances, et mon envolée lyrique sur Doubou, mon chien », pour en faire un outil de polémique, de buzz et de réflexions journalistiques, les Loïc Le Meur et compagnie ont fait de Twitter l’un des supports de leur assise virtuelle. Du coup, pas de « Jean-Marc is having coffee », mais du « Sarkozy est-il fou ? » ou du « a lu un article intéressant sur l’avenir des réseaux sociaux », avec de jolis liens tinyurl en bonus. De quoi me régaler pendant des heures, flânant de blog en blog, à la pointe de l’actualité politique et médiatique.

Et puisque Twitter est devenu un repère de gens des médias, c'est aussi un endroit où il faut savoir traîner quand on cherche un job :

Manque de bol pour moi, je n'ai aucune idée de ce que DM peut bien vouloir dire.

Au final, désormais, je "follow" plein de monde. Journalistes politiques, blogueurs, étudiants de sciences po, hommes politiques... Mais je ne twitte toujours pas. Vous imaginez sérieusement mes « is having coffee » faire face aux derniers buzz marketing? Plutôt fade. Comme quoi, on dira ce que l'on veut sur Facebook, mais là-bas, au moins, le narcissime n'est pas mort. Et je peux manger une pomme dans mon statut.

lundi 30 mars 2009

Tweet me if you can : pourquoi je ne twitte pas.

Il paraîtrait qu'après Facebook, c'est Twitter qui va révolutionner notre vie.

Mais qu'est-ce que Twitter? C'est un très joli site tout bleu qui permet d'informer son réseau de ce que l'on fait, le tout en 140 caractères. On appelle ça le microblogging.

Lancé en 2006, le site a connu un taux de croissance de 900 % en 2008 et comptabilise désormais plus de 6 millions d'utilisateurs.

D'ailleurs, les américains twittent :


Le PS jeune twitte :


L'UMP jeune twitte :


L'UMP un peu moins jeune twitte :


Et même Twitter twitte :


Ca fait beaucoup de monde.

Mais, moi, je ne twitte pas. Je suis pourtant l'heureuse propriétaire d'une page Twitter, et le site se base sur ma fonctionnalité Facebook préférée, le "status update". Je pourrai passer des heures à raconter que j'ai mangé des céréales ce matin, que j'ai regardé les "feux de l'amour" ce midi, fais une petite sieste à 16h et oublié de travailler à 22h.

C'est qu'il y a un problème de taille : si tous mes amis ont désormais rejoint le monde merveilleux de Facebook, sur Twitter, c'est niet. Quand j'utilise le "Friend Finder", aucun de mes contacts n'apparaît à l'écran. D'ailleurs, c'est bien simple, je n'ai que 4 amis. Dont 2 que je ne connais pas et un homme politique qui me "follow" parce que je le "follow". Il faut croire que les 6 millions de Twitter ne font pas le poids face aux 175 millions de Facebook.

Et parler dans le vide intersidéral, ça m'intéresse tellement que je n'ai pas actualisé mes Tweets depuis le 1er octobre 2008. En tout, je ne me suis servie du site que 4 fois depuis mon inscription.


Dans sa description, Twitter explique qu'une grande partie de son succès est due à sa simplicité. J'écris me 140 caractères dans le cadre "what are you doing?", je clique sur "update", et c'est fini. Tous mes amis découvrent alors sur leur page d'accueil que j'ai mangé des nachos hier soir et que j'ai aimé ça.
En fait, Twitter est tellement simple à utiliser que Google affiche 2,5 millions de résultats à la requête "Twitter for beginners".
Moi-même, il m'a fallu du temps pour comprendre la différence entre les "followers_me" et "following_me". Parce que contrairement à ce que voudraient le bon sens et la langue anglaise, les gens qui suivent mon profil ne sont pas les "following_me" mais les "followers_me", puisque lorsque je consulte mon profil les "following_me" deviennent des "following_profile", et les "followers_me" des "followers_profile". Si vous n'avez rien compris, c'est normal. Twitter est trop simple pour vous.

Ne parlons même pas du système de réponse d'un utilisateur à l'autre. Il y a toujours une @ dans l'histoire, parfois précédée de "RT" (response to, j'imagine*), parfois non. Ce qui donne ce genre de choses :


Face à l'engouement général, beaucoup s'interrogent sur l'intérêt d'un tel service. Moi pas. Je suis absolument pour l'épanchement narcissique. Mais, vous vous en doutez, ce n'est pas vraiment la version officielle. La raison d'être de Twitter est en fait expliquée dans cette vidéo : « Vous n'enverriez pas un email à un ami pour lui dire que vous buvez un café. Votre ami n'a pas besoin de savoir cela. Mais qu'en est-il des personnes qui veulent connaître les petites choses de votre vie? »

Alors, amis qui s'intéressent aux petites choses de ma vie, voici, rien que pour vous :



Enfin, si vous n'avez toujours pas compris le concept Twitter, je vous laisse sur cette excellente vidéo de 20minutes au chroniqueur très dynamique.


* Edit : nous sommes le 25/04, il est 00:02, et je viens de me rendre compte que RT signifiait "retweeting". Copier le tweet de quelqu'un d'autre quoi. Mieux vaut tard que jamais comme on dit.

mardi 24 mars 2009

Cybergedon, la série qui tue Internet

Et si un virus dévastateur réduisait à néant l’Internet mondial ?
Et si la vie telle qu’on la connaissait aujourd’hui était changée à jamais ?
Plus de transports en commun, plus de liquidités, plus de télécommunications, plus d’essence, plus d’électricité...
C’est le point de départ du scénario de cette cybersérie très visionnaire : Cybergedon.

Après deux épisodes un peu en dessous de la suite (mais il faut bien avouer que les premiers épisodes de séries sont rarement excellents – même chez les superproductions hollywoodiennes), on découvre petit à petit un nouveau monde au travers du quotidien d’un père de famille normand.
Un monde où la pénurie d’essence transforme des quadragénaires en voleurs hystériques, où l’on troque des patates contre des bougies, et, surtout, où l’on s’interroge sur le sens de la vie : « Dis papa, tu crois qu’on les reverra un jour les amis de Facebook ? ».

Dans le cinquième épisode de la série, c’est justement Facebook qui est à l’honneur. Et c’est quelque peu original.




Pour voir les quatre premières vidéos, c’est ici.

lundi 23 mars 2009

Facebook stalker?

J’avouais ici mes penchants psychotiques sur Facebook. Et, comme je ne suis pas la seule à être accro, quelqu'un a fini par s'intéresser à ce phénomène.

Elle s'appelle Laura Greene, elle est journaliste, et elle est surtout inquiète d’une possible apparition de « sérieuses dépendances à Facebook ». Après un très rassurant « Maybe you or someone you know has an obvious Facebook addiction. Maybe he/she is a Facebook stalker. », elle définie donc dans un article une classification décroissante des signes avant coureurs de la dépendance. Traduction un peu libre :

10. Vous faites des recherches à partir de prénoms pour retrouver quelqu’un que vous avez rencontré dont vous ne connaissez pas le nom d’après sa photo.

9. Vous recherchez des noms que vous trouvez dans les journaux, juste pour pouvoir mettre un visage sur un nom.

8. Vous êtes déçu quand vous découvrez que vous ne pouvez pas accéder aux informations d’une personne parce qu’elle n’est pas votre ami sur Facebook.

7. Vous vérifiez s’il n’y a personne que vous pourriez ajouter dans les amis de vos amis.

6. Vous rentrez l’adresse mail de vos amis Facebook sur MSN, mais sans jamais leur parler – juste pour lire leurs pseudos.

5. Vous passez un temps précieux à regarder les photos de personnes avec lesquelles vous êtes allé au lycée mais auxquelles vous n’avez pas parlé depuis.

6. Vous vous disputez avec votre petit(e) ami(e) parce qu’il ne veut pas encore se mettre in a relationship.

5. Vous célébrez les étapes de la vie facebookienne : 50 amis, 100, 200...

4. Vous consultez régulièrement la liste des groupes à la mode pour être sûr de ne pas passer à côté de quelque chose.

3. La première chose que vous faites le matin est de regarder vos mails, au cas où quelqu’un vous aurait envoyé un message sur Facebook ou vous aurait ajouté à ses amis pendant la nuit.

2. Vous ressentez une forte frustration quand quelqu’un que vous cherchez n’est pas sur Facebook.

1. Vous vous sentez mal ou tremblez pendant le travail, l’école, ou à n’importe quel moment où vous n’avez pas accès à Facebook.

J’ai donc fait ce test, et, ouf, je ne suis pas une vraie Facebook stalkeuse. Mais peut être que vous si. Alors, pas de panique. Comme le dit Laura, « le premier pas vers la guérison est d’admettre que l’on a un problème ».

samedi 14 mars 2009

Star de la semaine #4 : Harold Hyman

La star de cette semaine est un peu particulière. Déjà, elle est livrée en retard. En plus, elle officie sur BFM TV, chaîne devant laquelle je passe mes journées (en alternance avec LCP, évidemment), mais que je vais pourtant vivement décrier dans un futur post. Enfin, elle possède déjà une fanbase considérable, puisqu’il a un fan club de 82 membres sur Facebook.

Et je vais d'ailleurs laisser aux créateurs de ce groupe le soin de vous l’introduire : « Suite à la magnifique présentation des cartes électorales qu'il a effectué dans la nuit du 4 au 5 novembre 2008, exécutée avec la grâce d'une gestuelle délicate et l'élégance d'un costume sur mesure pour ce corps d'éphèbe, deux téléspectateurs réunis à la mairie du 3eme arrondissement de Paris parmi des centaines d'autres, qui, eux aussi, ont sans nul doute craqué pour Harold Hyman, ont décidé de créer ce groupe, en l'honneur du plus talentueux journaliste de sa génération. ».


Ce qui est drôle, c’est que j’étais moi-même à la mairie du 3e ce soir-là. Mais Harold n’a pas fait valser mon cœur, puisque je n’arrivais pas à apercevoir l’écran depuis mon siège et que je me contentais d’imaginer les résultats en interprétant les "ohhh" et les "ahhhh" (puis je suis rentrée chez moi, pour finir par m’endormir devant l’élection, ratant l'un des tournants de l'histoire contemporaire).

Harold Hyman est donc, vous l’aurez compris, un journaliste. Né à New York, il suit ses études secondaires dans un lycée français, ce qui explique sa parfaite aisance dans notre langue, mais aussi son petit accent caractéristique. Spécialisé dans les relations internationales, c’est un peu le « monsieur cartes » de BFM. Il intervient en ce moment dans différentes émissions de la chaîne, QG en fin d’après-midi ou Info 360 le soir.



Tous les soirs, tel le prof de géo de mes rêves, Harold fait donc en sorte que je m'endorme un peu moins bête. Et il a du boulot, parce que je suis vraiment une quiche en géographie. J'ai eu beau essayer d'apprendre par coeur des cartes et des cartes, je ne sais toujours pas localiser Israël.

Espérons donc qu'Harold continuera encore longtemps à emplir mon coeur de joie et mon cerveau de connaissances. Avec ses petites lunettes, son crâne chauve et ses jolies bretelles.

vendredi 13 mars 2009

Ca y est!

Il est 23h30 et j'ai enfin le nouveau Facebook.


Dès demain, je vais pouvoir casser du sucre sur le dos des développeurs de la maison.

Snobée par le nouveau Facebook.

Hier, le monde entier découvrait la nouvelle page d’accueil de Facebook.
Le monde entier, sauf moi.
En effet, quand je me connecte, je vois toujours ça :


Pourquoi, oh pourquoi ? Ne suis-je dont pas assez digne, pas assez mince, pas assez belle, pas assez drôle, pas assez populaire, pas assez accro ? Ou bien Facebook cherche t-il à me punir de mon dossier sur ses rouages commerciaux de l’an dernier ?

Allez, Mark, faisons la paix!

jeudi 12 mars 2009

La "famille" Sarkozy sur Facebook

Dans la famille Sarkozy, on connaissait Nicolas (notre président), Carla (sa femme), Cécilia (son ex), Pierre (le fils aîné, producteur de rap), Jean (le deuxième fils, élu UMP comme papa) et Louis (le cadet, fils de Nicolas et Cécilia). Mais, sur Facebook, il en a bien d’autres.

  • Jeanne Sarkozy



  • Commençons par Jeanne, la personnalité la plus haute en couleurs de cette famille virtuelle, et pour cause : « je ne suis pas raciste, j'ai récemment acheté un aspirateur de couleur », clame t-elle sur son profil. Moi, je suis surtout surprise de savoir qu’elle achète elle-même son matériel de nettoyage. Il y a du personnel pour ça. Alors, Jeanne Sarkozy, une fille simple ? Il faut le croire, ses seuls plaisirs étant de « dépenser l'argent des français en maquillage et manucure » et d’écouter « les légendes du hard-rock: maurice chevallier, michel sardouille, florent brunel, charles trenet et le grand julien dragaule ». Une fille résolument attachante, mais aussi très cultivée, surtout calée en littérature, puisque ses "favorite books" sont : « martine dénonce ses voisins communistes », « martine a voté sarkozy », « martine insulte les grévistes » et « Martine travaille plus pour gagner plus ».
    Malgré son physique avantageux et changeant (elle aime se teindre les cheveux, passant de blonde à rousse en un clic de souris), Jeanne reste néanmoins une fille discrète, murée dans son château élyséen (ou chez sa manucure préférée), et qui ne totalise par conséquent que 71 amis.

  • Gédeon Sarkozy



  • Gédeon est le plus trash de ses relatifs, le délinquant de la famille. Gédeon aime « voler des vieilles qui n'ont plus rien, tuer des prostitués et les découper, inoculer le sida à d'autres homo sapiens », torturer des animaux et « massacrer des tibétains à ses heures perdues ».
    C’est aussi un poète, voire un philosophe, puisqu’il se décrit comme étant : « fluide comme gars mais sans etre flaqueux, plutot squabreux dans les moments drus ».
    Comme sa sœur Jeanne, il attache une grande importance à la lecture, notamment à celle de FHM, ce qui explique sans doute son orthographe irréprochable (« squabreux », « richesse européène », « tarlooses »). Notons qu’il a pourtant étudié à l’ « université universitaire du Bang_Ladech ».
    Parce qu’il est très subversif, Gédeon n’est que peu apprécié par le reste de l’humanité et n’a que 27 Facebook friends.

  • Kastoapovkon Sarkozy



  • Mon petit préféré, et aussi celui du web, à en croire ses 513 amis, a un prénom empreint de sonorités orientales : Kastoapovkon. Malheureusement, c'est un homme très secret, ne révélant sur sa page que peu de détails de sa vie privée : une photo, et sa date de naissance, le 28 Janvier 1955. On peut néanmoins imaginer Kastoapovkon comme étant un homme d’une spiritualité et d’une politesse inouïe. Et particulièrement habile de ses paupières.

    En fait, il y a énormément de Sarkozy sur Facebook, plus de 500, dont quelques notables : Edvige (fichier) Sarkozy, Nicolason (mannequin bodybuildé pour une marque de slips) Sarkozy, Larry (labrador blanc) Sarkozy, et beaucoup de Nick, Nicola, et Jean Sarkozy.
    Le reste de cette étendue famille tient cependant à sa vie privée, et a donc décidé de bloquer son profil aux utilisateurs lambda du réseau social. On les comprend.


    Enfin, tant qu’on est dans le web et les Sarkozy, je vais aussi en profiter pour parler de cette ambitieuse application Firefox : Karcher 0.1. Son but ? Effacer Nicolas Sarkozy du web. Et il parait que ça marche plutôt bien, puisque 01.net a testé, et même attesté de la réussite de la démarche, Google ne proposant plus que trois résultats à la requête "Nicolas Sarkozy".
    Une initiative qui devrait plaire au RDT, Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision, qui avait tenté d’instaurer la fameuse "journée nationale sans Sarkozy dans les médias". Si eux n'avaient pas réussi, le web oui.
    Pour essayer, c'est ici (Mozilla versions 2 à 3 uniquement).

    jeudi 25 septembre 2008

    Facebook stalking.


    Je suis votre pire ennemi et votre « top friend » à la fois.

    Il faut bien le dire, au début, Facebook, c’était le top du fun.
    On flirtait, on comparait ses amis, on s’envoyait des petits chatons et des plantes vertes, on partageait des bières cybernétiques, on s’interrogeait sur le sens de la vie (« êtes-vous plus cool que du concombre en salami ? »).

    Mais, maintenant que l’on a fait le tour (du meilleur comme du pire), on commence à s’ennuyer fermement. Et, maintenant que l’on a pris cette frénétique habitude de se connecter toutes les 30 minutes sur sa page, il semble difficile d’arrêter.

    Commence alors un véritable travail de fond : que faire sur Facebook quand on a tout fait ?

    Ma solution maison, je n’en suis pas très fière : j’espionne mes ami(e)s.
    Alors, certes, ce n’est pas joli, mais c’est follement excitant. Voyez plutôt : aujourd’hui, Machin avoue dans son statut qu’il était « so wasted » hier soir, Bidule, qu’il déprime, et Truc Muche, lui, a une nouvelle profile picture où il embrasse sa nouvelle copine (alors qu’il est encore listed single !).
    En plus, comme Facebook a pensé à tout, ma tâche est facilitée par la liste des « updates ».

    Là où ça se corse, c’est, qu’évidemment, je ne suis pas la seule à le faire.
    Vous regardiez Charmed, la série sur les sorcières ? Moi, oui.
    On y disait qu’à chaque mauvaise action, le retour était trois fois plus violent.
    Une belle leçon de moralité qui se vérifie sur Facebook.

    C’est bien joli de se dire que si Jeannette ne voulait pas que l’on sache qu’elle et Jean-Paul sortent ensemble, elle n’avait qu’à ne pas l’inscrire sur son « profile » (c’est fou qu’on parle anglais avec Facebook). Néanmoins, quand on me saute dessus sur MSN trois minutes après que j’aie changé le sourire du smiley qui orne mon profil pour me demander ce qu’il se passe, ça devient un tantinet flippant.

    La véritable question est sans doute là : avons-nous vraiment conscience que la moindre information, la moindre photo, que nous mettons en ligne peut être lue, interprétée et enregistrée par n’importe quel internaute ? Un véritable Internet stalking (ce mot là, il n’est pas sur Facebook, ndlr) ?

    Dans One Tree Hill (le meilleur teen show de l’univers depuis Dawson, si vous ne le savez pas déjà), ils ont même fait un épisode sur le sujet. Et la ravissante Peyton, pom-pom girl torturée adepte du podcast, s’est retrouvée affublée d’un faux frère psychopathe.

    En même temps, c’est One Tree Hill…
    En plus, autant vous rassurer, je suis une gentille stalkeuse. Je ne compte assassiner personne.
    Quant à ceux qui m’espionnent, qu’ils sachent que, moi aussi, je les regarde. Hahaha.