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vendredi 22 mai 2009

Vous tweeterez cela, en mémoire de moi.

Mars 2009, en plein marasme post-Williamson (l'évèque négationniste dont la levée d'excommunication, petite bourde papale, avait engendré un tollé international), Benoît XVI découvre Internet : « Il m’a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut accéder par internet aurait permis d’avoir rapidement connaissance du problème. J’en tire la leçon qu’à l’avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à cette source d’informations » (extrait de sa fameuse lettre aux évêques). Un enseignement qu'il s'est décidé à mettre en pratique, sans doute sous les conseils sages et avisés de notre ami et ancienne star de la semaine Federico Lombardi, tête communicante du Saint-Siège (oui, c'était du temps où il y avait encore des stars de la semaine sur ce blog). Ce dimanche, il y aura donc la messe, mais il y aura aussi l'introduction d'un nouveau portail catholique en ligne (les portes du paradis 2.0?).


Avec Pope2You, le Vatican épouse en effet l'esprit 2.0 jusque dans son titre. Un tête à tête avec le pape, quoi de plus "social web"? D'ailleurs, lancé dans le cadre de journée mondiale des communications sociales, le portail investit tous les fleurons du 2.0 : Facebook (avec une application popetoyou), Youtube (avec une chaîne lancée il y a 4 mois), wikis (avec Wikicath), Iphone et Ipod touch (avec l'application H20 news). A noter que le Saint-Siège, résolument à la page, possédait déjà un compte Twitter, et qu'en nouvel expert des réseaux sociaux, il s'en sert désormais comme d'un outil de promotion.


« Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d'amitié », tel est le message au coeur de ce lancement. Promouvoir le message d'une Église qui peine à rassembler auprès des jeunes, aussi : « Il est inspiré par une intuition stratégique fondamentale : s'adresser à la "génération digitale" », avouait le père Lombardi début mai au détour d'un discours. Un objectif confirmé par la suite par l'archevêque Claudio Celli, au cours de la conférence de presse officialisant le lancement : « Nous avons pensé qu'il était judicieux de présenter le message à la nouvelle génération au travers de technologies qu'ils savent utiliser ». Pas sûr cependant que les adolescents se jettent soudainement sur l'application papale facebookienne, affichant fièrement sur leurs "walls" images pieuses et passages de la Bible. Une bonne initiative tout de même, car il était temps que la communication catholique prenne le tournant Internet.

Face à cette entrée tonitruante du discours religieux sur la toile 2.0, que les catholiques les plus conservateurs se rassurent néanmoins : sur Facebook comme ailleurs, les voix du Seigneur semblent rester impénétrables.

samedi 11 avril 2009

Stars de la semaine : que sont-ils devenus?

Il y a eu tout plein d'activité chez mes stars de la semaine ces derniers temps.
Alors comme j'avais la flemme d'en faire une cette semaine, revenons sur les précédentes.

  • Dominique Martinaud fait partie des candidats à la présidence de LCP-AN (ma chaîne préférée, rappelez-vous). Elle devra affronter les journalistes Ulysse Gosset et Gérard Leclerc, ainsi que le président sortant, Richard Michel. En tant que fidèle téléspectatrice de la chaîne, je n'ai qu'une seule chose à dire "allez Dominique!".


  • Harold Hyman a été l'envoyé spécial de BFM TV aux deux derniers événements politiques internationaux majeurs : le G20 et le sommet de l'OTAN. Du coup, on le voyait tout le temps. Mais il ne faisait pas de cours de géo.


  • Patrick Roy continue de crier dans l'hémicycle. Et de se faire réprimander par le président de séance.


  • Edwy Plenel ressemble toujours à Magnum et il continue sa ronde des plateaux afin d'y faire la promotion de son site. On a pu notamment le voir dans Ripostes où il se battait contre tous les autres intervenants présents. Certaines choses sont immuables.


  • Le père Federico Lombardi peut enfin se reposer : ça doit faire au moins 2 deux semaines que le pape n'a pas dit de bêtise.


  • Claude Deplace aide toujours la jeunesse en détresse sur Skyrock. Il alimente aussi beaucoup les visites de ce blog grâce à des mots-clés bien sentis tels que "Claude Deplace sataniste" ou "Claude Deplace charlatan".


  • Je ne sais pas ce que fait Laurent Lafon, mais je le soupçonne de préparer d'ores et déjà sa blague du 1er avril 2010.
  • vendredi 27 mars 2009

    Star de la semaine #6 : Federico Lombardi

    Allumez un cierge, faites un signe de croix, "je te saluez" vos écrans. Car, une fois n’est pas coutume, notre star de la semaine a été touchée par la grâce divine. Et, à l’heure où 43 % des catholiques français souhaitent voir le pape Benoît XVI quitter son trône, notre star de la semaine a beaucoup de boulot.
    Car Federico Lombardi n’est autre que le porte-parole du Vatican. Un job tout particulièrement prenant ces dernières semaines, avec son lot de communiqués, interviews et clarifications.

    Pourtant, du travail, il en a déjà suffisamment en temps normal, puisqu'il jongle entre trois postes : directeur de Radio Vatican, directeur du Centre de Télévision du Vatican et directeur du bureau de presse du Vatican. C'est beaucoup pour un homme de 66 ans, devenu prêtre jésuite au doux âge de 20 ans.

    66 ans, et toujours pimpant.

    Tout juste nommé à la tête de la salle de presse papale, il avait déclaré : « Je ne penses pas que mon rôle soit d’expliquer la pensée du pape ou d’expliquer ce qu’il a déjà exprimé d’une manière si claire et riche » (ben oui, le pape est bon et juste, et il a toujours raison, d'autant plus quand c'est ton boss). Evidemment, ça, c’était en 2006. Il a peut être changé d’avis depuis.

    Surtout ce dernier mois, où l'on a assisté à un festival papal, avec des polémiques en veux-tu en voilà, entre une levée d’excommunication d’évêque négationniste, une excommunication de petite brésilienne violée, et une contestation du préservatif. Un dernier dérapage que le pauvre Lombardi aurait du voir venir, puisqu’il était à quelques centimètres du pape au moment du drame. Et, puisque les journalistes à bord de l'avion sacré n'ont pas le droit de parole, c'est même sans doute lui qui a posé la question fatidique. Une question dont il avait au préalable répété la réponse avec son saint patron, les interventions étant préparées à l'avance (c’est ce qui est raconté ici). Pas de bol.

    "Allez, vas, Benoît, je m'occupe de cette question, ça vaut mieux."

    Pourtant, dès l'affaire Williamson, le père Lombardi avait trouvé la solution : « Pour l’Église, le problème de la communication n’est pas simple. (...) Parfois, il vaut mieux ne pas parler. ». Un message à transmettre au Pape s'il ne veut pas être chassé de son royaume? Courage, Federico.