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vendredi 6 mars 2009

Star de la semaine #3 part. 1 : Dominique Martinaud

Pour cette 3e édition, j’avais choisi ma star de la semaine avec amour et précaution. Je me suis néanmoins heurtée à un problème de taille : le manque d’information. Parce que ma star de la semaine est tellement inconnue que, même sur le net, on n’en trouve rien. Même pas une date de naissance, même pas une petite anecdote, même pas une petite biographie.
Autant vous prévenir, je m’apprête donc à brasser du vent. Mais elle le mérite. Parce que Dominique Martinaud met chaque semaine de la joie et du sourire dans le cœur des téléspectateurs des questions au gouvernement (c’est-à-dire le mec du Grand Journal et moi, si vous avez suivi mon introduction de la star de la semaine dernière).

Voici donc la seule et unique information que j’ai réussi à dégoter sur elle : « Dominique Martinaud est une journaliste politique française de Télévision. Sur France 3, elle présente les Questions au gouvernement et intervient régulièrement dans les éditions nationales de la chaîne. Lors des soirées électorales, elle sert de correspondant en direct de la rédaction. ».
Merci Wikipédia d’avoir des connaissances aussi étendues.

Evidemment, je ne peux pas vous dresser un portrait avec ça. Je ne peux pas non plus téléphoner à la rédaction de France 3 :
« ouais... euh... salut je voudrais quelques infos pour rédiger ma star de la semaine sur mon blog ».
Je vais donc vous décrire MA Dominique Martinaud.

Parlons déjà un peu de son job aux questions du gouvernement. Je parlais hier des speakerines, et bien là c’est un peu le même concept : Dominique introduit l’émission, évoque les thèmes principaux qui devraient être abordés, puis, à la fin, elle dit au revoir. Avant, elle recevait aussi un parlementaire qu’elle interrogeait après la séance, mais il semblerait que ça ne se fasse plus tellement pour une question de timing.
Et le timing, ce n’est déjà pas le fort de l’Assemblée Nationale.
Parfois, il y a du retard, et il faut combler le vide. Un rôle que Dominique remplit à merveille, avec des phrases toujours pertinentes telles que « Tout de suite, les questions au gouvernement. (silence) Il semblerait qu’il y ait du retard... Alors, euh... Aujourd’hui, les députés devraient poser des questions au gouvernement... Les députés socialistes devraient poser des questions sur le social... sur l’hôpital, notamment... Ah, voilà, ça commence. ».
Vous l’avez compris, elle est forte en impro.

Dominique a aussi su rester simple et n'oublie jamais de s'amuser des petites choses de la vie, comme lorsqu'elle interroge Xavier Bertrand le 17 février : « Alors c’est rigolo parce qu’on vous a sous titré Xavier BERTRAND, député et non inscrit. Alors c’est un scoop ou c’est normal ? ».

Mais ça n’est que secondaire. Parce que j'ai beau me moquer, mais malgré les bafouillements, Dominique est une journaliste politique qui a la classe. Obstinée, cultivée, pointilleuse...

Et, aussi, souriante. Très.
Là, l’idéal serait d’avoir plein de photos pour illustrer, mais j’en ai trouvé une seule, où elle grimace, et où elle a une autre coupe de cheveux, ce qui fait que je ne suis même pas sûre que ça soit elle. Mais c’est ce que me dit Google Images, alors on va faire comme si.


Oui, je sais, c’est petit, mais je fais avec les moyens du bord. C’était ça ou rien.

Dominique, c'est donc à la fois la touche de féminité qui illumine les débats/combats parlementaires, et la présentatrice qui apporte un peu de stabilité dans ce monde de brutes politiciennes. Et, rien que pour cela, je me devais de lui rendre justice.


Session de rattrapage :
Star de la semaine #1
Star de la semaine #2

Comme je suis super en forme sur les stars de la semaine, demain il y aura du rab' avec la part. 2 et une seconde personnalité encore plus incroyable.

jeudi 5 mars 2009

Sans transition : France 2 et la suppression de la publicité

Avec la suprématie d’Internet, le soir, je ne regarde plus beaucoup la télévision. Hormis les chaînes d’info, bien sûr. Du coup, c’est avec trois mois de retard que je découvre le désastre que représente la suppression de la pub sur les chaînes publiques.

C’est arrivé lundi soir. J’étais bien tranquillement à table (me pourrir mon dessert en plus, c’est un scandale). Fin du journal, suivi de la météo – jusque là, tout va bien -, et puis bam, à peine le saint du lendemain annoncé (Guénolé, je me demande d’ailleurs toujours si c’est féminin ou masculin), FBI portés disparus commence. Sans transition.
Deux heures plus tard, je me fais arnaquer par la nouvelle grille horaire de France 2 en me branchant à 22h25 pour voir Mots Croisés, qui a en fait déjà commencé. L’émission finie, on enchaîne avec une vidéo promotionnelle du syndicat Sud. Puis le JT. Sans transition, encore.
Et ça fait peur.

Visuellement déjà, c’est abrupt. Mais le mélange des genres est tout aussi inquiétant. Fondre des clips de communication de syndicats ou partie politique avec de l’actu sans aucune démarcation, moi, ça me choque.

Alors, comment faire ? Les rédacteurs du Point y ont déjà pensé : « Comment combler la disparition de 3 h 15 de pub chaque jour ? Par le retour des speakerines entre les programmes ? Ringard. Par des flashs d'infos ? Voilà qui occuperait une rédaction pléthorique et sous-exploitée. « Pourquoi pas des clips culturels entre les programmes ? » suggère Pascal Rogard, le président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, pour qui la suppression de la publicité implique que France Télévisions accroisse ses quotas en faveur des productions française et européenne, au détriment des séries américaines... ».

Alors, déjà, j’aime ça, moi, les séries américaines. Ok, je ne regarde jamais France 2 - sauf pour Mots Croisés, Yves Calvi est quand même une super rock star -, mais je suis un être empli de compassion et je pense à tous ces gens qui ne sont pas tombés dans le piratage dès la puberté. Donc, les séries, on garde, très cher Mr Rogard. Non mais.

Ceci dit, les clips culturels, c’est plutôt pas mal comme idée. Ou, tout du moins, un petit clip de transition France 2 du type de ceux qui introduisent les pubs en journée.

Les flashs infos, ça ferait bizarre, non ? Jack Malone vient de tromper sa femme (je n’ai pas beaucoup suivi FBI portés disparus, alors j’en suis restée là), on le voit entrer dans l’appartement de sa maitresse, la porte se referme mystérieusement, et puis « l’ambiance est à la fête au lendemain de la victoire 5 à 0 des bleus face aux brésiliens, récapitulatif de la journée avec un reportage de notre envoyée spéciale Laure Mitonot » (j’invente, vous aviez deviné, hein). Et là, on pourrait envisager un petit documentaire sur le génocide au Rwanda. Je l’ai dit, je le répète, et ça sera sûrement la phrase que je murmurerai à l’aide-soignante de ma maison de retraite au moment de mon dernier souffle, je ne suis pas pour le mélange des genres.

Les speakerines, ça date un peu, certes. J’étais bien trop petite pour juger. J’ai donc fait quelques recherches sur cette bible des temps modernes nommée Wikipédia. La première speakerine officielle apparaît à l’écran en 1949 (la toute jouvencelle de 28 ans au cheveu impeccable mais à mine légèrement grisée. Son job ? « Annoncer les programmes à venir et la fin des émissions le moment venu ». Précisément ce qu’il nous faut, donc.

Un petit exemple de ce que ça donnait :


A2 31/12/85 speakerine + jingle "bonne année"

La toute dernière speakerine disparaît de TF1 en 1992, mais certaines officient encore à l’étranger, comme en Suisse et en Belgique. En 2005, W9 avait aussi tenté de donner un nouveau souffle au concept, version sexy. Une tentative écourtée après trois mois seulement.

En tout cas, si les speakerines reviennent, il va y avoir de la création d’emploi dans la com. Du coup, je suis pour. Ca m’irait bien, le chignon relevé. Non ?

Michelle Demai, ORTF*

* Si vous venez de vous découvrir une passion pour les speakerines, il y a plein de trucs – notamment la photo ci-dessus, .