vendredi 13 février 2009

Paris 8 (encore) en grève!

Deuxième année à Paris 8, deuxième semestre de grève contre la fameuse LRU.

Une grève, on le sait tous, c'est un moyen de rébellion populaire, un moyen de pression sur un gouvernement parfois un peu sourd... mais aussi, un moyen de bronzer, selon le Metro de ce mercredi. Où l'on retrouve cette image touchante d'étudiants niçois jouant de la guitare au soleil.



Bizarrement, à Paris 8, pas de guitare, pas d'étudiants assis sur le trottoir, pas de lunettes teintées... Et non, nous, on a pas de soleil! C'est évidemment moins convivial.

La grève à Saint-Denis, c'est plutôt 1h30 de trajet pour arriver dans une salle vide de prof, ou 1h30 de trajet pour arriver dans une salle où un prof fait l'appel avant de s'en aller. C'est aussi des AGs dans des halls, des crises de nerf de secrétaires ("je fais ce que je peux mais je suis toute seule!!!", l'abus de ! traduisant évidemment le son du pêtage de plombs dans la voix), ou bien des étudiants se réunissant autour de deux tables pour brûler de l'encens et discuter du sens de la vie (ce qu'ils ont baptisé l'UFR 0).

En fait, Paris 8 est tellement en grève qu'on l'a dit à la télé. Bon, c'était peut être aussi parce que l'université a été le théâtre d’une grande réunion des enseignants chercheurs mercredi. Et s'il faut retenir une chose de ce passage télévisé, c'est que les chaînes d'information ne sont apparement pas tombées sous le charme architectural des lieux. La journaliste de BFM TV avait par exemple choisi de faire son petit speech depuis le parking souterrain des profs, un point vous vous en doutez absolument central de la fac et très représentatif de l'ensemble (des murs, un toit, des voitures, des caméras).

Bref, Paris 8 est en grève, alors moi aussi. Et même que j'ai décidé de faire la grève depuis mon lit. Au moins, je mets pas 1h30 pour y aller.

mardi 10 février 2009

Show week

Après une activité concertistique des plus nulles en automne, en Février c'est un peu la méga teuf de la musique.

Ca a commencé dur dur avec ça :


C'est supposé être Stuck in the Sound à la Maroquinerie, alors oui, on voit rien, mais c'est parce que j'étais trop occupée à crier pour mitrailler.


Puis il y a eu ça :


Ceci étant bien évidemment Music Is Not Fun à la Flèche d'Or par un doux mercredi soir.


Ensuite un doublet au Hangar, à Ivry. Une charmante petite salle val-de-marnaise où on te dit au revoir en patois marin, où tu perds tes oreilles, et où il y a beaucoup de parents.

Brooklyn


Brooklyn version "venere" (non il n'y a pas d'accent dans un mot de kaïra)


Brooklyn version mystique



Et puis évidemment j'étais toute excitée parce qu'il y avait ça aussi (avec quelques fausses notes, certes) :


Les Dodoz

Les Dodoz roses


Les Dodoz roses bis (oui je suis une fille pleine de créativité)

dimanche 8 février 2009

Du Facebook stalking à l'Internet stalking.



Après avoir avoué mes petits penchants voyeuristes sur Facebook ici, autant continuer dans la lancée "espionnage cybernétique". Ainsi, l’autre jour, alors que je me « googlais » tranquillement (car oui, se googler est désormais un verbe), je suis tombée sur un site qui pousse encore plus loin la perversion.

123people est un charmant « moteur de recherche de personnes » (rien que l’appellation est flippante) développé par une entreprise autrichienne.
Il recoupe donc toutes les infos que l’on laisse traîner à droite à gauche, des photos de Facebook aux résultats d’examens, en passant par les blogs et les coordonnées Pages Jaunes. Encore plus charmant, la base line marketing (t’as vu comment j’emploie des termes techniques) : « find everyone you (want to) know ». Au moins, ils assument.
En plus, une fois que j’ai retracé toute la vie virtuelle de Paul Tarentouille, je peux même le traquer grâce à une option de suivi. Pratique, non ? De quoi faciliter la tâche à tout psychopathe équipé d’un ordinateur.

Avec un plus de 4 000 visiteurs par jour (dixit Statbrain) et seulement quelques mois d’existence, le site en est encore à ses débuts, mais maintenant que ses résultats sont référencés par Google, il va forcément gagner en visibilité.

Et le monde entier pourra savoir que j’ai possédé un skyblog hautement intéressant à base de révisions scientifiques et de racontage de vie (oui, c’est un peu comme ici en fait, la médecine en plus).

Post tendance bis

Dans mon dernier post, j’expliquais que la dernière mode consistait à exhiber ses seins. Il semblerait que la tendance ait été de courte durée : dès ce début de février, les ennuis ont plu sur celles qui avaient tenté l'aventure.

Ainsi, en Pologne, deux jeunes malheureuses (dont une mannequin au nom imprononçable qui avait déjà fait des photos un peu olé olé) étaient jugées en appel en début de semaine pour "atteinte à la pudeur". Elle avaient été interpellées sur la plage par une patrouille de police, poitrine au soleil. Il est d'ailleurs bon à savoir qu’en Pologne faire bronzer ses seins coûte 40€. A noter aussi que la monnaie nationale s’appelle le zlotys (petite interlude culturelle).
Pour les deux accusées, tout se finit bien, elles ont été acquittées (ouf).


Mais les choses sont un peu plus difficiles pour notre deuxième victime de la "poitrine exhibitionnite aigue", Miley Cyrus. L’interprète d’Hannah Montana a en effet choqué l'Amérique toute entière (et surtout une horde de parents conservateurs) dans une photographie digne des plus grands moments du X. Si, si, vraiment, c’est tellement cochon que j’ose à peine la mettre...


On pourrait aussi parler de Lily Allen, qui a envoyé fin Janvier un MMS d'elle topless à un mauvais destinataire, qui a quant à lui jugé de bon ton de raconter cette petite histoire à un présentateur de radio.


Bref, en Février, montrer ses nénés, oui, mais dans les magazines de mode seulement.

mardi 3 février 2009

Post tendance


S’il ne fallait choisir qu’une phrase pour résumer la tendance des magazines féminins du mois dernier, ce serait elle : « en janvier, montres tes nénés ».
Car oui, désormais, sortir avec un tee shirt, un top, un pull, un gilet, bref un truc en haut, c’est juste total has been.

La preuve par trois.




Jalouse




Diva



Vogue


Une bonne nouvelle donc en ces temps de crise : plus besoin de se ruiner pour être à la pointe de la mode, sortons à poil !

mardi 20 janvier 2009

Cliporama

Temporairement privée du radio réveil bien aimé qui me berce chaque soir alors que je m'endors, j'ai du me résoudre à puiser ma dose de musique nocturne ailleurs : les chaînes de clips. L'occasion de découvrir (ou redécouvrir) des perles clipesques incroyables.


1/ Improbable mais vrai.

Il fallait une bonne dose de courage pour transformer le kitchissime tube roumain "Dragostea din Tein" en n°1 des charts américains. C'est pourquoi il fallait au moins un rappeur et une princesse du R&B en deshabillé. Le résultat, chanté par TI et Rihanna, porte le doux titre de "Live your life". Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est troublant.



2/ Old School

Remontons dans le temps : 2001, année de quatrième, Difool sur Skyrock, Fonky Family, Saïan Supa Crew, et... Sniper. Le téléchargement illégal commence à faire polémique, mais je m'en fiche, je brave les interdits, et je me créée une compil' de la mort :
Track 1 - La France est une garce
Track 2 - Du rire au larme (qui me faisait d'ailleurs réellement pleurer)
Track 3 - Je ne m'en souviens plus mais c'était du Sniper
Track 4 - Relire ci-dessus
Track 5 - Je ne m'en souviens plus mais ça devait être bien
Vous comprendrez donc qu'hier soir, en entendant les premières notes de "Quand on te dit", j'ai eu bien du mal à me retenir de "shake mon booty" dans mon lit en scandant des "ouais ouais".
En plus, ils ont trouvé un cinéma/parking - ce lieu de dépravation de teen movie dont je ne connais pas l'appelation et où les jeunes américaines se font tripoter par leur boyfriend dans la voiture de leurs parents devant de vieux films d'horreur - en France, et ça, ça s'applaudit (ouais ouais).



3/ Fusion - Confusion

Le problème, quand on zappe entre Virgin 17, W9 et M6, c'est qu'il arrive toujours un moment où les trois chaînes passent simultanément de la grosse daube (pour parler djeuns). Dans ces douloureuses périodes, un seul espoir : zapper. Parfois, oh miracle, arte diffuse une émission politIque. Parfois, c'est un documentaire lambda. Hier soir, c'était les volcans. Et là, bizarrement, ca vient peut être de l'heure tardive, mais ces coulées de lave, je les ai trouvées limite érotiques.


mercredi 1 octobre 2008

High School Physical

Lundi soir, la petite troupe d’High School Musical avait retournée le plateau de Michel Denisot. Des jeunes filles hystériques, des pleurs, une avalanche de cris…
Un fanatisme digne de Tokyo Hotel.

Interpelée par le phénomène, j’ai voulu vérifier si nos jeunes de 14 ans étaient bels et biens possédés. J’ai donc décidé, hier, de me rendre à leur séance de dédicace, au Virgin des Champs-Elysées. Où la folie a même surpassée mes espérances.




J’arrive à 17h40, pour 18h. Etant donné que je n’ai jamais assistée à aucune séance de dédicace – moi, mes dédicaces, je les obtiens en harcelant les chanteurs à la Flèche d’Or -, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Mais j’imagine tout de même une file d’attente, un peu comme lorsque l’on va au cinéma. Mais non. C’est un attroupement que je trouve devant le magasin. Une seule barrière face à l’entrée, des côtés non sécurisés … L’anarchie.
Je m’enfonce dans la foule amassée à droite de la porte.




Vers 18h, ça commence à se bousculer. J’observe la population qui m’entoure. Du jogging, des casquettes, des vestes en cuir, des slims, des sacs à dos, des tout petits, des mères de famille… Il y a vraiment de tout. A ma droite, des 14-16 ans au style très « 9-3 » parlent de l’avant première, pour laquelle ils ont des tickets. Devant moi, une fille, qui semble pourtant avoir 17-18 ans, demande à son père de ne pas s’accrocher aussi fort à l’anse de son sac, car elle risque de s’arracher. A ma gauche, un groupe de lycéens se reproche de ne pas avoir séché les cours pour venir plus tôt, et compare cette expérience au dernier concert de Coldplay (surréaliste, je sais).


18h15. Ca pousse de partout, mais c’est encore vivable. Certains semblent néanmoins outrés : « Ils sont fous de pousser comme ça ! ». Je me demande si mes années de fosse de concerts étaient réellement destinées à me préparer à la séance de dédicace d’High School Musical. Il pleut de plus en plus fort, mais, comme un fan est par définition fanatique, tout le monde s’en fiche. Hormis quelques filles, qui s’y imaginent déjà « toutes dégoulinantes alors qu’eux ils seront supers ».
Une ado accompagnée de deux petites de moins de 10 ans me passe devant. Je concentre alors désormais toute mon énergie à repousser la foule pour éviter que la plus jeune des deux ne meure étouffée. Ce doit être mon instinct maternel précoce.
Comme je filme régulièrement la porte afin de montrer les vigiles et la folie ambiante, je crée des moments d’hystérie chez mes voisines, qui pensent que leur cher Zac Efron est sorti (ce nom a été scandé tellement de fois en 20 minutes qu’il est sans doute gravé dans mon esprit à jamais).


18h20. Après un mouvement de foule qui a abouti quasiment contre la porte d’entrée, la sécurité décide de reprendre le pouvoir et de faire reculer tout le monde. Un vigile s’énerve contre des parents en extirpant de la foule les plus petits : « Il va finir par y avoir un mort. Tout ça pour une dédicace, vous êtes complètement débiles !». Pour le coup, je suis entièrement d’accord. D’ailleurs, on voit des enfants en pleurs remonter depuis l’avant du troupeau (ceci dit, ils pleurnichent peut être parce qu’ils n’ont pas vu Troy, le beau basketteur-chanteur).


18h30. On nous dit de partir car personne n’entrera. Séance annulée ? Une mère de famille dénonce à sa fille un véritable complot « A tous les coups, c’est un truc privé pour les gens de la presse. C’est un cercle fermé, tu sais… Ils s’en fichent des fans. ». Je suis persuadée que Claire Chazal rêvait de son autographe depuis au moins 3 semaines. Un ado au sourire narquois rétorque à un type de la sécurité que les acteurs seront bien obligés de sortir pour rejoindre l’avant-première.
J’ai envie de gifler les gens qui m’entourent en leur expliquant deux choses :
1) Il pleut. Les petits hollywoodiens ne vont quand même pas rester 15 minutes à faire des saluts à leurs fans, au risque d’abîmer leurs brushings.
2) Il y a un ameutement devant la porte d’entrée. Ils ne vont de toute évidence pas sortir par là, ce serait bien trop risqué, d’autant qu’aucun couloir de sécurité n’a été prévu. Et, OUI, il y a une autre porte de sortie. C’est un magasin, un grand qui plus est.


18h45. Les employés de Virgin ont trouvé un nouveau jeu. Ils se mettent aux fenêtres, agitent leurs mains, prennent des photos. J’ai même vu une fille agiter des pompons de cheerleader. Evidemment, la foule est hystérique, les prenant pour les héros du film.
Mes oreilles sont attirées par la voix de la mère conspirationniste de tout à l’heure. Elle explique à sa fille que les acteurs sont censés sortir par derrière à 19h30. Je décide de rester encore un petit quart d’heure car les vigiles poussent la foule sur les bords et je me demande s’ils ne sont pas en train de créer un corridor.

19h. Ca ne désemplit pas, les messieurs sécurité sont au bord du suicide.


19h03. J’en ai marre. Il ne se passe rien, il fait froid. Même les cris d’hystérie ne me remontent plus le moral. Je décide donc de tenter ma chance du côté de la « backdoor ». Je me demande si beaucoup ont eu l’information. Alors que j’avance, je croise d’autres jeunes qui la cherchent aussi, sauf qu’eux ont l’adresse. Je retiens le numéro « 109 ». Ils discutent de la séance de dédicace. Ils y étaient ! Etant donné que je n’ai vu personne entrer, je suppose qu’ils étaient arrivés bien avant moi. Alors que l’on marche dans la rue parallèle aux Champs, des cris retentissent. Ils se mettent à courir. J’essaye de suivre en marche rapide (quand même, j’ai un minimum de dignité… je ne vais pas courir pour High School Musical).

S’ensuit la magnifique vidéo ci-dessous, qui ne montre absolument rien - il est sans doute utile de préciser que je filmais avec mon appareil photo, donc avec une qualité d’image déplorable -, mais qui m’apparaît digne d’un film catastrophe à la « Le jour d’après ». Admirez à quel point mes ballerines passent bien à l’écran.


19h05. « Ahhhhhhhhhhh ». « Ohhhhhhhhhhhh ». « Ahhhhhhhhh ». J’assiste à la sortie des acteurs. Enfin, je crois. Je n’ai pas vu grand-chose.
Les gens sont fous. Certains se mettent à courir après la voiture dans laquelle l’équipe s’est engouffrée. Je cours après ces gens qui courent pour les filmer. Au final, je me demande si je ne suis pas la plus cinglée de l’histoire.


19h09. La rue se vide, la circulation des voitures reprend… C’est fini. Ouf.

Je remonte les Champs, j'allume mon ipod... Les Clash. Tout de suite, je me sens moins teenager hystérique.