vendredi 29 mai 2009

Il n'y a pas qu'Orelsan qui s'illustre dans la violence conjugale.


Février 2009, alors que la France discute du sort à accorder au rappeur Orelsan (lui casser les deux jambes, le priver de Bourges, l'envoyer au tribunal, l'enchaîner à un radiateur, le canoniser au nom de la liberté d'expression?), Pink, la sulfureuse chanteuse américaine aux mèches peroxydées, lance son tout nouveau single : Please, don't leave me. Avec un clip où, effectivement, elle fait tout ce qu'elle peut pour le retenir. Ceci incluant le faire tomber dans les escaliers, lui exploser un genou à coup de club de golf, ou encore lui lâcher un pitbull dessus.


Mais là, c'est Pink, et c'est une femme qui bat un homme, alors je suppose que c'est plus correct, hein.

jeudi 28 mai 2009

Oui, mais non : FriendFeed, l'agrégateur de réseaux sociaux.

J'ai une page Myspace, une page Facebook, une page Twitter, une page Youtube, un blog, un compte Dailymotion. Donc, quand j'ai entendu parler d'un agrégateur de réseaux sociaux, je n'ai pu m'empêcher de crier "youpitralala, c'est la fin de la galère". Mais non.

FriendFeed est "un service fun, rapide, et conversationnel". Comme cette charmante description offerte par le site lui-même n'est pas très explicite, j'expliquerai plutôt le concept ainsi : FriendFeed permet d'intégrer 57 services en un, diffusant sur votre profil les mises à jour de Facebook, Twitter, Digg, Delicious, Blogger, etc. Un outil plein de promesses donc, à l'heure où les réseaux sociaux se multiplient plus vite que des lapins sous complément d'hormones.

Concrètement, ça donne ça :


Soyons clairs, il y a très certainement 3 milliards d'options que je n'ai jamais utilisées et qui font que ce site est merveilleux (comme les hashtags de Twitter que j'ai découvert il y a seulement un mois). Mais il manque à mon sens l'option qui en ferait le meilleur site de l'histoire de l'humanité 2.0 (et je pèse mes mots) : la possibilité d'ajouter du contenu visible sur les réseaux partenaires directement par le site. Avec FriendFeed, je peux en effet diffuser mon statut Facebook, mais pas le changer. Du coup, si mon activité sur 57 services est bien recensée sur un seul profil, je dois tout de même me taper la tournée des 57 sites différents pour faire une mise à jour. Sans parler du fait que je n'ai pas nécessairement envie que mes tweets côtoient mes tribulations facebookiennes. Tu parles d'un truc qui me simplifie la vie.

FriendFeed passe donc à côté du titre de "meilleur site de l'histoire de l'humanité 2.0". Mais leur boutique a le droit à une mention spéciale. Ils ont quand même du design à en faire pâlir le chihuahua de Paris Hilton.

dimanche 24 mai 2009

90210 et les joies de la sémiologie.


Si je me mure dans mon silence depuis deux semaines, c’est que je planche pour un cours sur un truc passablement long et ennuyeux : l’analyse sémiologique d’un magnifique extrait de la série 90210, le spin-off de notre Beverly Hills tant aimé des années 90.

Et, alors que je rédigeais en pleine nuit ma présentation de l’extrait, je me suis demandée si ma plume sarcastique de 3h48 du matin était suffisamment « college friendly ». Et puis je me suis dit que s’il n’y avait pas eu de remaniement ministériel depuis les législatives de 2007 avec le nombre de ministres jugés ici et là comme étant « en difficulté », je pouvais bien moi aussi prendre quelques risques et ne pas remanier ma prose très personnelle sur les minutes 28 à 35 d’un épisode de 90210. Ca passera ou ca cassera, mais j’ai tout de même un storyboard de 25 pages pour me rattraper derrière.

« 90210 est une série dramatique pour adolescents américaine typique, ne se montrant originale ni par le fond ni par la forme. Elle apparaît donc comme un terrain de choix pour observer et étudier les codes classiques du genre. Une observation qui justifie aussi le choix de cette séquence : longue de quatre minutes quarante, elle recouvre un large éventail de situations, de la scène d’action à la longue minute d’émotion.
En effet, dans ce dix-huitième épisode de la série, l’un des personnages principaux, Silver, adolescente "perturbée" (qui se révèlera finalement être bipolaire), s’est enfuie après une violente altercation avec l’un de ses professeurs, qu’elle accuse d’être à l’origine de sa rupture avec son petit ami, Dixon. Celui-ci, passablement irrité par l’attitude pour le moins irrationnelle de sa bien aimée au cours des derniers épisodes, démontre tout au long de l’épisode une certaine nonchalance, alors que sa famille – notamment ses parents, Harry et Debbie – parcourt la ville à la recherche de Silver, de même que la sœur de celle-ci, Kelly.
L’extrait étudié, point d’orgue de cette intrigue, présente le moment où une Silver visiblement déroutée tente de prendre un train pour le Kansas (d’où Dixon est originaire) et se fait rattraper par Harry, Debbie et Dixon. Loin de se calmer, elle s’élance alors au devant d’un train, engendrant une coupure publicitaire pleine de tension. Mais après le suspens viendra l’émotion, avec un long monologue de son petit-ami, tentant de la rassurer et de la ramener à la raison, et ses retrouvailles larmoyantes avec sa sœur. ».

Il faut tout de même que j’explique ici que non, étudier un extrait aussi pitoyable n’est pas un suicide scolaire. En cours, on a oscillé entre du Hélène et les Garçons et des Feux de l’amour. J’imagine donc que Beverly Hills nouvelle génération est le Saint-Graal de l’analyse sémiologique "cinématographique".

Mon amour pour le partage de la connaissance sémiologique, une matière qui m’insupporte au plus haut point puisqu’elle consiste en la quête perpétuelle d’une signification à tout ce qui nous entoure, me pousse à vous montrer cet extrait et à vous donner un petit aperçu de cette science. Un aperçu teinté de ma haine, de mon désespoir, et d’un profond déballage de ma vie trépidante et de mes troubles psychiatriques.


Je disais donc que la sémiologie, c’était chercher du sens partout. Des codes tout bêtes, tels que « Elle tient une rose rouge ? Oh mais attends c’est le symbole de la passion dévorante qui anime son âme. », mais aussi des trucs tordus, tels que « les toilettes d’Ally McBeal sont un lieu d’importance capitale où ils peuvent se détacher du travail et échanger sur leur vie personnelle dans un cadre débridé ». Avant d’avoir le cours où j’ai appris cela, j’avais quand même vu 5 saisons d’Ally McBeal sans broncher. Mais je ne suis peut-être pas très futée. Revenons-en donc à notre business. Ici, il me fallait analyser ce passage. Et l’on touche au fond du problème, au cœur de l’angoisse profonde qui m’empêche de me livrer à une étude sémiologique sous peine de perdre la raison : jusqu’où chercher du sens ? A force d’essayer de trouver les codes, les symboles, on finit certainement par en inventer. C’est ce que je me dis alors que j’ai tapé il y quelques heures de cela que le couloir de la gare devait être un lieu d’une importance capitale, puisqu’il était le décor le plus éclairé de toute cette séquence qui est si sombre, rapport à l’esprit torturé de Silver, et puis en plus de toute manière cette scène n’aurait pas aussi bien rendue en pleine journée, moins de tension dramatique et en fait pourquoi ne pas l’avoir fait traverser un couloir miteux sombre, froid, et tout moche, ça ça aurait renforcé le dramatique, mais oui le couloir il symbolise un truc c’est forcé, mais il symbolise quoi ce satané couloir ? Ceci étant une retranscription sans filtre et sans considération de ponctuation des pensées de mon esprit torturé. Je vous l’ai dit, tant de tergiversions autour d’un rayon de lumière, ça me rend folle. Du coup, ma seule hypothèse sur le couloir reste que son éclairage anticipe sa qualité de lieu de résolution de l’intrigue, puisque c’est là que Silver retrouve sa sœur et peut enfin s’en aller en sécurité et en toute sérénité. Mais bon.

J’ai aussi remarqué un truc qui m’a rendue perplexe, puis hystérique, puis énervée, et m’a finalement amenée à reconsidérer toute ma vision de la vie (d’une caméra de tournage de série pour ado américaine) : le cadrage n’est pas fixe. La caméra bouge de quelques millimètres, et comme j’ai découvert ce cruel sort de la vie au milieu du storyboard, j’ai bien sûr du me retaper tout le début de la séquence en plan par plan, le regard rivé sur le décor, essayant de capter au vol un éventuel sursaut de 0,02mm du caméraman. Je vais ici citer Amandine, qui en personne toute pragmatique qu’elle est, m’a rétorquée alors que je lui expliquais mon malheur : « mais on s’en fiche » (que ça bouge de quelques millimètres, ndlr). C’est vrai qu’on s’en fiche. Ca n’est même pas perceptible à l’œil nu. Mais on ne s'en fichait pas vraiment en vrai? Si ça avait un sens hein ? Si c’était même capital dans l’histoire ? Si en le mettant de côté j’omettais d’appréhender toute la poésie de 90210 ? La sémiologie est une science profondément déroutante. La même Amandine, qui finit par s’abandonner elle aussi à la folie, évoque un désir de réalisme chez les réalisateurs. J’écris un paragraphe de 15 lignes sur la question. Syndrome Blair Witch, soutien de la tension, petit effet dynamitant, introduction du spectateur dans l’action, soucis de réalisme, cadreur manchot, déficit budgétaire tel qu’il a engendré une pénurie de pied de caméra ? On peut tout et rien dire de ce phénomène. Et rien n'en serait que mieux.

D’ailleurs, je vais moi aussi me taire. Je dois retourner étudier pourquoi, à la 547e seconde, Silver lève l’annulaire droit vers la gauche et pas vers la droite. Mais avant, pour te récompenser, courageux lecteur qui a tenu jusque là, je vais te révéler l’une des armes de la sémiologie : la compartimentation. Pour analyser le son, isoles le son. Pour analyser l’image, isoles l’image. Et là, hypnotisé par les mimiques clichées de l’acteur, tu peux transformer n’importe quelle série en parodie kitch des feux de l’amour.

vendredi 22 mai 2009

Vous tweeterez cela, en mémoire de moi.

Mars 2009, en plein marasme post-Williamson (l'évèque négationniste dont la levée d'excommunication, petite bourde papale, avait engendré un tollé international), Benoît XVI découvre Internet : « Il m’a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut accéder par internet aurait permis d’avoir rapidement connaissance du problème. J’en tire la leçon qu’à l’avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à cette source d’informations » (extrait de sa fameuse lettre aux évêques). Un enseignement qu'il s'est décidé à mettre en pratique, sans doute sous les conseils sages et avisés de notre ami et ancienne star de la semaine Federico Lombardi, tête communicante du Saint-Siège (oui, c'était du temps où il y avait encore des stars de la semaine sur ce blog). Ce dimanche, il y aura donc la messe, mais il y aura aussi l'introduction d'un nouveau portail catholique en ligne (les portes du paradis 2.0?).


Avec Pope2You, le Vatican épouse en effet l'esprit 2.0 jusque dans son titre. Un tête à tête avec le pape, quoi de plus "social web"? D'ailleurs, lancé dans le cadre de journée mondiale des communications sociales, le portail investit tous les fleurons du 2.0 : Facebook (avec une application popetoyou), Youtube (avec une chaîne lancée il y a 4 mois), wikis (avec Wikicath), Iphone et Ipod touch (avec l'application H20 news). A noter que le Saint-Siège, résolument à la page, possédait déjà un compte Twitter, et qu'en nouvel expert des réseaux sociaux, il s'en sert désormais comme d'un outil de promotion.


« Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d'amitié », tel est le message au coeur de ce lancement. Promouvoir le message d'une Église qui peine à rassembler auprès des jeunes, aussi : « Il est inspiré par une intuition stratégique fondamentale : s'adresser à la "génération digitale" », avouait le père Lombardi début mai au détour d'un discours. Un objectif confirmé par la suite par l'archevêque Claudio Celli, au cours de la conférence de presse officialisant le lancement : « Nous avons pensé qu'il était judicieux de présenter le message à la nouvelle génération au travers de technologies qu'ils savent utiliser ». Pas sûr cependant que les adolescents se jettent soudainement sur l'application papale facebookienne, affichant fièrement sur leurs "walls" images pieuses et passages de la Bible. Une bonne initiative tout de même, car il était temps que la communication catholique prenne le tournant Internet.

Face à cette entrée tonitruante du discours religieux sur la toile 2.0, que les catholiques les plus conservateurs se rassurent néanmoins : sur Facebook comme ailleurs, les voix du Seigneur semblent rester impénétrables.

mardi 19 mai 2009

Enfin une compagnie aérienne qui a du chien.

On pourrait se dire qu'après une semaine de silence (et une star de la semaine encore sacrifiée à mon manque d'imagination/courage), je reviendrai avec quelque chose d'un tant soit peu surprenant, intelligent, voire même intéressant, mais non. Je vais plutôt me réfugier derrière ce judicieux adage : « une vidéo vaut mieux qu'un long discours » (quoi, c'est pas ça?). Et m'en retourner à mon étude des théories de Spitz sur le fouissement (et ouais).


Cette vidéo nous vient directement d'Eco 89, décidément devenu mon fournisseur officiel de buzz Youtube.
Petairways est donc une compagnie aérienne aux promesses pour le moins inattendues sur le point d'être lancée sur le sol américain. Un toutou à promener de Los Angeles à Chicago? Un chat à expédier à une arrière-tante New-York? Petairways est là pour assurer les meilleures conditions de transport à votre petite bête à poil. Cage tout confort, surveillance par des hôtesses spécialisées, traçage par Internet (vous savez, comme pour les Colissimo suivi)... Les initiateurs du service proposent même une garantie en béton armé : protocoles et procédures de traitement ont été approuvés par le Dr. Jeff Werber, vétérinaire de la très célèbre Lassie, et par Zoe, minuscule chienne présentée comme l'une des fondatrices de la marque :

(Zoe est ici entourée de ses maîtres, Dan et Alysa.)

C'est d'ailleurs très certainement ce Jack Russel Terrier qui tweete sur la page PetAirways, échangeant de bons mots avec d'autres chiens adeptes du réseau social et leurs maîtres.

En plus d'un service de qualité, la compagnie présente un tarif de lancement ridiculement maigre, surtout en ces temps de crise : 149$ le trajet. Un prix à majorer toutefois par l'achat d'un sac à dos pour chien. Qui, attention, se doit d'être à la bonne taille.


Après les habits pour chien, les bijoux pour chien, les défilés pour chien, les centre aérés pour chien, les hôtels pour chien, les spas pour chien, les psychologues pour chien, les restaurants pour chien, les sites de rencontre pour chien, la compagnie aérienne semble être une suite logique. Bientôt, les chiens auront des stock options, rouleront en Ferrari, enfileront leur costard-cravate, et se rendront à l'ambassadee canine de France pour des galas. Bientôt, les chiens prendront le pouvoir de la Terre. Et tout l'argent de leurs maîtres.

mardi 12 mai 2009

Tracts du matin et grippe A.

Ce matin, j'ai retrouvé le chemin de la fac, que je n'avais plus foulée depuis bien longtemps avant 14h, pour avoir le plaisir de me retrouver dans une salle vide à discuter avec moi-même. Il semblerait que Dieu, la pluie, toutes les voitures roulant entre chez moi et la gare de RER entre 7h35 et 7h58, la ligne 13, un prof, et 20 élèves complices se soient ligués pour pourrir ma matinée. Ce qui ne fait que renforcer ma conviction la plus profonde, à savoir que le matin, c'est fait pour dormir. Petite consolation, je suis rentrée à temps pour jouir du superbe combo Newport Beach - Nos années pension sur France4.

Bref, comme j'étais à la fac de bonne heure, j'ai eu le droit à la sacro-sainte distribution de tracts. Parce que je nourris une véritable passion pour ces petits bouts de papier, je les ai même lus. Et j'aimerai, moi aussi, lancer un appel à Valérie Pécresse. Mais commençons par une petite revue de tract :

L'UNEF fait le point de la mobilisation.

C'est moi où les tracts rétrécissent avec le temps?

Les communistes font leur campagne du côté de la fac.

Les plus observateurs d'entre vous l'auront peut être déjà remarqué, mais, dans le tract de l'UNEF, il y a comme une coquille :

Mon message est donc le suivant : Madame la Ministre, vous connaissez mon sens de la diplomatie, aussi suis-je persuadée que vous prendrez en considération cet appel, que dis-je, ce cri du coeur. Il devient à mon sens urgent de sauver l'éducation nationale, et face à la menace, la suppression d'emplois ne semble pas être l'option adéquate. Recrutons plutôt des profs de primaire et réinstaurons les dictées à l'université. Enseignons à nos jeunes le sens des vrais valeurs et des bons accords. Sauvons l'enseignement supérieur, que l'UNEF puisse enfin protester avec une grammaire irréprochable.

Sans transition, grippe A (porcine mexicaine H1N1). Métro nous gratifie aujourd'hui en page 6 d'une prédiction alarmante :


30 000 morts. Rien que ça. Le gros de l'épidémie serait apparemment à venir après l'été. Rappelons que 5 000 cas sont à ce jour déclarés dans le monde, pour un total de 61 morts. 13/15 (c'est selon les versions) cas en France, aucune victime. A part ça, les médias dépriment, la grippe A patine et ne fait plus recette. D'ailleurs, elle n'est même plus en page d'accueil de Google News : on lui préfère les péripéties de Rihanna. 30 000 morts, voilà de quoi engendrer un regain d'intérêt.

dimanche 10 mai 2009

Star de la semaine #10 : Christina, aka luv2sing0645


Après être passée outre l'étape "star de la semaine" la semaine dernière, je me suis dit qu'il fallait aujourd'hui envoyer du bon, du lourd, du choc. Mais je n'en ai pas trouvé. Du coup, j'ai réfléchi. Et le nom de Susan Boyle a résonné dans mon cerveau, tout comme il avait résonné sur les plateaux du monde entier ces trois dernières semaines. Maintenant que l'euphorie est retombée (et que l'on a proposé à la très respectable Mrs Boyle une carrière dans le porno), je me suis dit qu'il était temps de saisir la balle au bond, c'est-à-dire de trouver la future égérie du genre. Je ne sais pas si je la tiens, mais j'ai une première concurrente plutôt prometteuse. Un modèle plus jeune que son aînée Susan (on perd donc toute la symbolique "j'ai attendu toute ma vie pour ce moment"), un peu plus joli, mais tout aussi bluffant de par sa voix.

Jugez par vous-même:


C'est robert0099, gentil youtuber, qui résume le mieux ce que l'on ressent, dans un commentaire laissé sur une reprise des Pussycat Dolls : "didnt expect you to come with some skills!". C'est aussi ici que la comparaison avec la fameuse Mrs Boyle prend tout son sens.

Christina a 20 ans, un petit (mais tout petit) faible pour un certain Justin Timberlake, et 107 vidéos de reprises au compteur. Elle chante des artistes aussi variés que Lady Gaga, les Jonas Brothers, Christina Aguilera, Justin Mraz, Céline Dion (dont elle se vante d'être fan) et bien évidemment Justin. Sur le célèbre site de vidéo, elle officie sous le pseudonyme de luv2sing0645. Et, aux spectateurs qui chantent ses louanges, elle explique qu'elle a déjà passé les auditions d'American Idol, mais n'a pas pu rester pour des raisons familiales. Ainsi qu'elle pense qu'elle n'est pas encore tout à fait prête à chanter. Moi, je lui dirais plutôt que son chant est bon, mais qu'il y a un effort à faire sur le charisme et la mise en scène.

Par exemple, une quinte de toux en plein Miley Cirus n'est pas forcément du meilleur effet :


Suite à cette vidéo, je lance un appel à mon adorable lectorat pour répondre à une question capitale : Christina serait-elle l'amie des stars? Dans les cadres à côté de sa porte, j'ai l'impression qu'elle est auprès de Sophia Bush (One Tree Hill), d'AnnaLynne McCord (90210), et de Dustin Milligan (90210 aussi) (oui, ma culture des séries américaines pour ados est impressionnante). Après, comme je suis myope, c'est peut-être ma vue. Ou la résolution d'image.

Mais revenons-en à notre sujet principal. Puisqu'il faut être honnête, je me dois de vous montrer aussi une contre-performance. Il faut dire que la déception ne vient pas tant d'elle que de la qualité du son, qui fait vraiment souffrir les oreilles. Cette vidéo est pourtant celle qui lui a rapportée le plus de vue :


Malgré cette vidéo, Christina est bel et bien en passe de devenir une star. Il vous faut une preuve? Et bien la voilà : dans son lycée, elle est déjà la chanteuse d'hymne national attitrée. Par contre, le son du micro est peut être un peu fort. Et notons que les filles en arrière-plan semblent tout bonnement fascinées par ce moment de patriotisme.


Voilà, si après tout cela, vous aussi, vous y croyez dur comme fer, sachez que Christina précise sur son profil ne pas avoir de maison de disque pour le moment. Il est donc encore temps de capitaliser sur la possible future Susan Boyle.